Le Mauritanien Ousmane Diagana, nouveau directeur des opérations de la Banque mondiale

Il a pris, lundi à  Abidjan, ses fonctions en tant que nouveau directeur des opérations de la Banque mondiale dans cinq pays d’Afrique de l’Ouest dont la Côte d’Ivoire.

Précédemment en poste à Bamako où il couvrait, outre le pays hôte (le Mali), trois autres pays (Tchad, Guinée et Niger) avec un portefeuille de plus de 3 milliards de dollars, soit près de 1.500 milliards FCFA, Ousmane Diagana est un homme rompu aux rouages des institutions de développement.

Recruté par la Banque mondiale en 1992 comme chargé des opérations au bureau du Bénin, il n’a cessé depuis de gravir les échelons, assumant des « responsabilités techniques et managériales tant dans la région Afrique qu’au Moyen-Orient, notamment dans le secteur du développement humain qu’il a contribué à renforcer dans les stratégies de développement », indique un communiqué de presse de la Représentation de la Banque mondiale dans la métropole ivoirienne.

Le nouveau directeur des opérations, qui coiffe également le Burkina Faso, le Togo, le Bénin et la Guinée (avec résidence à Abidjan), représente un « choix hautement stratégique » pour la Côte d’Ivoire dont il suivait depuis Bamako le processus de sortie de crise.

Sa nomination intervient au moment où le groupe de la Banque mondiale entend « poursuivre et renforcer son soutien à la consolidation de la croissance économique, la cohésion sociale et le processus de reconstruction post-crise » en Côte d’Ivoire, ajoute la même source.

Diplômé des universités de Dakar (Sénégal), Sussex (Royaume-Uni) et Harvard (Etats-Unis), Ousmane Diagana a reçu, en 2009, le prix du meilleur manager de la Banque mondiale en reconnaissance de ses « compétences techniques et qualités humaines » qui en font un meneur d’hommes dévoué.

Ousmane Diagana succède au Malien Madani Tall, en poste à Abidjan depuis le 1er juillet 2008.

Selon les autorités ivoiriennes, Madani Tall, qui a pris sa retraite au terme de sa mission à Abidjan, a été l’artisan de la restructuration de la dette extérieure de la Côte d’Ivoire à travers l’initiative pays pauvres très endettés (PPTE), la faisant passer de 55 pc à 18 pc du PIB.