Le Maroc, une locomotive de croissance économique en Afrique

Le Maroc est une locomotive de croissance économique en Afrique, à  la faveur des importants progrès réalisés durant les dernières années sur plusieurs plans, notamment économique, a confié le directeur de la Division politique macroéconomique de la Commission Economique pour l’Afrique (CEA), M. Adam Elhiraika.

M. Elhiraika, qui s’exprimait dans une interview à la MAP en marge des travaux de la 16ème Conférence annuelle du Global Development Network (Réseau mondial pour le développement), tenue du 11 au 13 juin à Casablanca, a précisé que le Maroc figure désormais parmi les cinq grandes puissances économiques en Afrique, parce qu’il a su mettre à profit les moyens disponibles pour instaurer les bases d’une industrie solide capable de relever, à l’avenir, le défi de la concurrence sur les plans local et international.

Grâce à une vision et une politique économiques complémentaires, le Maroc a investi dans divers domaines, élargi le secteur industriel (automobile, aéronautique) et développé aussi en permanence l’industrie agroalimentaire et les infrastructures qui le projettent d’ailleurs de plain-pied dans la modernité.

Abordant la coopération Sud-Sud et l’ouverture du Maroc sur l’Afrique et le marché subsaharien, qui s’est concrétisée par les importants projets lancés récemment par SM le Roi Mohammed VI dans certains pays africains, M. Elhiraika a indiqué que la Commission économique de l’Afrique a constaté ces derniers temps l’ouverture de plus en plus du Maroc sur des pays africains et sa détermination à bâtir des relations économiques solides dans plusieurs domaines.

 »De par sa position géographique distinguée, le Maroc peut jouer le rôle d’intermédiaire pour le commerce entre les pays africains et l’Europe », a-t-il constaté. 

Interrogé sur la « révolution verte » qui a fait l’objet d’un thème traité par les experts et les chercheurs africains lors de la 16ème conférence du Réseau mondial pour le développement, tenue du 11 au 13 juin à Casablanca, M. Elhiraika a affirmé que le Maroc a franchi des étapes importantes dans ce domaine et constitue, de ce fait, un exemple révélateur sur le plan africain puisqu’il a pu établir une vision à long terme sur la mise en place d’une économie diversifiée.

Evoquant, par ailleurs, la situation économique en Afrique, M. Elhiraika relève que le continent africain a connu ces dernières années une croissance soutenue, avec 5 pc en moyenne, soit deux fois le taux de croissance mondial, ce qui le prédispose au 2ème rang en termes de croissance économique dans le monde après l’Est asiatique. 

 »C’est le continent le plus riche en ressources naturelles et je crois que l’avenir est pour l’Afrique qui enregistre une croissance soutenue, mais qui ne se traduit pas encore par le progrès social escompté », dit-il, notant que l’Afrique connait de grandes difficultés en matière de pauvreté, de chômage et d’inégalité dans la distribution de revenus.

La CEA a été établie en 1958 pour encourager la coopération économique entre ses Etats membres (les nations du continent africain). C’est l’une des cinq Commissions régionales du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC) qui lui rend compte directement. La Commission siège à Addis Abeba en Ethiopie mais possède aussi cinq bureaux sous-régionaux, dont un bureau pour l’Afrique du Nord basé à Rabat.