Le Maroc, un marché fétiche pour Lafarge

Le PDG du groupe mise sur le potentiel du Royaume.

Le PDG de Lafarge, Bruno Lafont, a fait le déplacement au Maroc en cours de semaine. Une visite durant laquelle il a fait du terrain évidemment. Mais il en a profité aussi pour envoyer un message clair au marché, aux partenaires ainsi qu’aux analystes : le Maroc fait partie des implantations stratégiques du groupe qui a d’ailleurs l’intention d’y maintenir fermement sa position de leader. C’est en substance ce que disait Bruno Lafont lors d’une rencontre avec les médias, lundi matin, à Casablanca. Un chiffre d’affaires de 5 milliards de DH, trois cimenteries pour une capacité de 6,7 millions de tonnes par an et bientôt une quatrième à Taroudant, deux usines de plâtre et de chaux, 27 centres de fabrication de béton, un effectif de 1 040 salariés…, Lafarge est en effet bien installée au Maroc et compte y rester le premier producteur de ciment. Et ce ne sont pas les derniers chiffres du secteur qui découragent son patron. Ce dernier, en effet, ne semblait pas vraiment inquiet face à la baisse de presque 13% des volumes de ventes récemment dévoilée par l’association des cimentiers. Pour Bruno Lafont, de telles baisses sont presque normales et peuvent s’expliquer par des facteurs de climatologie, d’évolution du marché en 2012…

La surcapacité, la guerre des prix, l’inflation des coûts de l’énergie : tout cela ne semble pas changer les projets du groupe au Maroc. La preuve, pas moins de 8 milliards de DH seront investis dans les années à venir dont 2,8 milliards dans la nouvelle usine de Taroudant. Et ce n’est pas tout. Le groupe semble faire du Maroc une vitrine de ses bonnes pratiques dans divers domaines comme l’environnement avec, à titre d’exemple, la fierté du groupe qu’est l’usine de Tétouan, entièrement approvisionnée en électricité verte (la première au monde) ou encore les 250 hectares d’anciennes carrières reboisées avec 200 000 arbres…