Le Maroc présente pour l’Italie un relais de croissance porteur vers de nombreux marchés émergents

Le Maroc présente pour l’Italie un relais de croissance porteur vers de nombreux marchés émergents, notamment l’Afrique, et un partenaire de la reconquête de la compétitivité internationale et de la ré-industrialisation de ce pays, a affirmé, mercredi à  Rabat, le ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Economie Numérique, Moulay Hafid ElAlamy.

« Plusieurs avantages concurrentiels du Maroc plaident pour la réalisation de cette ambition », a relevé M.ElAlamay, lors de la cérémonie d’ouverture du forum d’affaires maroco-italien organisé par l’Ambassade de l’Italie à Rabat en partenariat avec le Conseil du développement et de la solidarité (CDS).

A ce titre, M.ElAlamy a évoqué le positionnement stratégique du Maroc, les stratégies sectorielles ambitieuses ainsi que les opportunités offertes par le Plan d’accélération industrielle qui vise, à travers la réorganisation des filières industrielles en écosystèmes performants, à asseoir les bases d’une industrie compétitive et mieux intégrée.

A cet égard, le ministre marocain a invité les entreprises italiennes en quête de compétitivité à prendre part à la dynamique mise en place dans le cadre du Plan d’accélération industrielle qui a permis d’identifier les métiers, dont le développement est ouvert au partenariat de l’Italie, à l’égard des secteurs de l’automobile, l’aéronautique, le textile, l’agroalimentaire et les énergies renouvelables.

M.ElAlamy a noté que la relation économique maroco-italienne est loin d’avoir épuisé un potentiel, qui est, sans nul doute, considérable, soulignant que la conjoncture économique difficile actuelle impose l’identification de nouveaux mécanismes permettant de faire face aux défis lancés aux entreprises des deux pays. 

« Ceci d’autant plus que le tissu industriel italien, composé d’un réseau de 4 millions de PME, quoique dense et dynamique, peine à s’adapter à l’intensification de la mondialisation, notamment l’absence de gains de productivité, la perte de compétitivité, la rigidité du marché du travail et l’insuffisance de l’innovation et des dépenses de recherche et développement », a estimé M.ElAlamy.

Pour sa part, la ministre italienne du développement économique, Federica Guidi, a noté l’importance pour les deux pays d’œuvrer dans le futur dans des secteurs stratégiques, à l’égard des secteurs de l’automobile, de l’aéronautique, du textile et des énergies renouvelables.

« Le Maroc est devenu un hub sur le continent et un tremplin vers les pays de l’Afrique », a indiqué Mme. Guidi. 

De son côté, le président du CDS, Mohamed Benamour, a fait savoir que ce Forum vise à permettre au Maroc d’appuyer sa place d’attractivité en matière d’investissement et de hub en Afrique.

L’Italie est le 5ème partenaire commercial du Maroc. Les échanges entre les deux pays ont atteint un volume de plus de 28 milliards de dirhams (2,57 milliards d’euros) en 2014 et les IDE italiens ont enregistré, pour la même année, un montant de plus de 718 millions de dirhams (64,85 millions d’euros).

Ces derniers concernent les secteurs de l’industrie (62,79%), de l’immobilier (18,95%), du commerce (8,38%) et des grands travaux (4,9%).

Plus de 200 entreprises italiennes sont implantées au Maroc et opèrent dans différents secteurs, notamment l’industrie automobile, l’agroalimentaire, les transports maritime et de passagers et dans la logistique.

Ce forum auquel a pris part une importante délégation d’homme d’affaires italiens a été consacré à l’examen des moyens de relance du partenariat économique entre les deux pays.

Cette rencontre offre des opportunités intéressantes d’investissement et de partenariat entre les acteurs économiques des deux pays dans différents secteurs dans un esprit Win Win.