Le Maroc a mis en place des mécanismes « appropriés » pour assurer la compétitivité de son économie

Le Maroc a mis en place des mécanismes et des solutions « appropriés » pour booster la compétitivité de son économie, a affirmé le président de la Banque africaine de Développement (BAD), Donald Kaberuka.

« Le gouvernement marocain a mis en place des mécanismes et des solutions que j’estime très appropriés ( ) et je suis certain que les mesures proposées au Maroc par la banque africaine de développement (BAD) donneront des résultats », a-t-il confié à la MAP. 

« Evidemment, il faut être patient, la compétitivité se bâtit dans le temps, mais, nous sommes sur le bon chemin », a assuré M. Kaberuka.

Selon lui, le taux d’investissement au Maroc est très élevé (32 pc du PIB), mais sa rentabilité n’était pas toujours « évidente », a-t-il relevé, affirmant que le gouvernement marocain a la possibilité de lever les obstacles qui freinent la croissance économique dans le pays.

Evoquant le prêt et les dons d’un montant de 114,5 octroyés mardi par la BAD au Maroc pour le financement de son Programme d’appui à la compétitivité de l’économie (PACEM), le patron de l’institution panafricaine a souligné qu’il s’agit d’une « première réponse » dans l’objectif d’accompagner le gouvernement marocain à mettre en place les bonnes règles de gouvernance. 

« Certainement, c’est une première étape que nous allons parachever. Vous savez l’argent c’est une chose et la bonne politique est une autre. Mettre en place les moyens ne suffit pas. Il faut la capacité de réaction », a-t-il expliqué, ajoutant que « les politiques sont déjà mises en place par l’exécutif, et, aujourd’hui nous mettons les moyens à la disposition du Royaume du Maroc et nous l’accompagnons avec la capacité de réaction ».

Pour rappel, le prêt accordé par la BAD est destiné au financement du PACEM, un programme qui bénéficiera particulièrement aux PME marocaines, aux investisseurs porteurs d’importants projets, ainsi qu’aux actifs dans le secteur informel. 

Ainsi, deux lignes principales conduiront cette opération. Il s’agit en effet de l’appui à la mise en œuvre des réformes visant à lever les contraintes pesant sur l’investissement privé notamment celles relatives au cadre juridique des affaires, à l’intégration du secteur informel, à la promotion de l’entrepreneuriat et à la facilitation des procédures. Quant à la deuxième ligne directrice du prêt, elle consiste à améliorer l’efficacité de l’investissement public.

Le rwandais Kaberuka, qui quittera ses fonctions à la tête de la BAD en septembre prochain après deux mandats successifs, a tenu à assurer que l’institution panafricaine sera aux côtés du Maroc dans sa marche de développement. « La Banque, grand partenaire du Maroc sera toujours présente aux côtés du Royaume. Je suis certain que les mesures proposées au Maroc par la banque donneront des résultats », a-t-il assuré. 

Pour rappel, le portefeuille actif de la BAD au Maroc est constitué de 33 opérations en cours d’exécution, représentant des engagements nets d’environ 21,3 milliards de dirhams. 

Ce portefeuille est dominé par le secteur des infrastructures (notamment les transports, l’énergie, l’eau et l’assainissement) et celui de la gouvernance. Le montant des projets financés par la banque s’élève à quelques 168 millions d’euros par opération.