Le Maroc à la CEDEAO, un facteur de paix et de stabilité

Le Maroc sera d’un grand renfort pour la lutte contre le terrorisme.

Les capacités militaires, les équipements et les prouesses économiques du Maroc représenteraient un plus pour les efforts de paix, de sécurité et de stabilité de la région CEDEAO. Et en particulier dans le domaine des opérations de maintien de la paix, de la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, de la sécurité maritime et de la médiation des conflits. C’est l’une des principales conclusions de l’étude d’impact concernant l’adhésion définitive du Maroc à ce groupement régional. Cette étude, globalement positive, a été soumise aux chefs d’Etat peu avant la réunion de la 51e conférence le 16 décembre. Aussi, a-t-il été décidé de confier la question à un comité de cinq chefs d’Etat qui devraient statuer, en définitive, sur le sujet.

En attendant, l’étude ne relève déjà que du point de vue juridique, comme la question de nouvelle adhésion n’a pas été traitée dans l’acte constitutif tel que révisé en 1993, il suffira, après un consensus des Etats membres, d’établir un acte additionnel sanctionnant l’adhésion du Maroc. Politiquement, le Maroc est le bienvenu pour soutenir les efforts régionaux de paix, de sécurité et de stabilité de la CEDEAO.

Cependant, s’agissant des questions de sécurité soulevées par l’application ou la mise en œuvre du Protocole sur la liberté de circulation des personnes, le droit de résidence et d’établissement, ainsi que des questions techniques relatives à l’union monétaire, à l’union douanière et autres, il pourrait s’avérer nécessaire de conclure un accord multilatéral avec le Maroc ou de lui accorder le statut de membre suivant un processus graduel qui nécessitera un délai de transition. Notons que sur le plan macroéconomique, le Maroc respecte la plupart des critères de convergence s’il était actuellement membre. Les tendances passées et à venir, note l’étude, n’indiquent aucun risque majeur sur l’économie marocaine.