Le «Made in Morocco» cartonne : 275 nouveaux projets identifiés pour 67 000 emplois

Lancée il y a deux ans, la Banque à projets est un dispositif qui se renforce désormais avec la Charte de l’investissement.

Doucement mais sûrement, le «Made in Morocco» se fraye un chemin. Le pari de substitution aux importations, lancé en pleine crise sanitaire, par l’ancien ministre Moulay Hafid Elalamy est gagné. Le milieu d’affaires est de plus en plus séduit. C’est un constat que l’actuel ministre de l’industrie et du commerce, Ryad Mezzouz, vient de confirmer, le 27 septembre à Casablanca. Pilier majeur de la relance industrielle, comme il l’a d’ailleurs présentée, le ministre vient de rendre public le quatrième lot d’opportunités d’investissement. «96 nouvelles fiches/ projets ciblées viendront enrichir la BP, composée de 275 projets, et l’élargir pour intégrer la dimension de la souveraineté industrielle, sanitaire et alimentaire, conformément aux Hautes orientations royales», a-t-il annoncé.
Ces nouvelles opportunités couvrent sept thématiques : l’eau, les médicaments, les dispositifs médicaux, les intrants alimentaires, la valorisation industrielle des ressources agricoles, les emballages et équipements et les machines. «A travers ces nouvelles opportunités, nous cherchons à capitaliser sur les acquis du Maroc pendant la pandémie et à donner aux grands potentiels dont ont fait preuve les opérateurs industriels l’occasion d’aller plus loin et d’innover encore plus», a affirmé le ministre. Ces nouvelles opportunités représentent un potentiel d’investissement de 16 MMDH et peuvent générer jusqu’à 67 000 emplois et un chiffre d’affaires global de près de 28 MMDH.
Depuis son lancement en septembre 2020, la Banque à projets (BP) a fait du chemin grâce à l’engouement grandissant qu’elle a suscité auprès des industriels. Le bilan est jugé, à tous les niveaux, très positif. Aujourd’hui, ce sont, en effet, quelque 1179 projets d’investissement, dont 87% à capital marocain, qui ont été identifiés par la BP dans les 12 régions du Royaume. Cela représente 266 392 emplois prévisionnels, un CA potentiel en local de 68 MMDH et de 73 MMDH à l’export. «C’est au-delà des objectifs escomptés !», se félicite le ministre.
Créée pour promouvoir la fabrication locale, renforcer le capital marocain dans l’industrie, l’entrepreneuriat et l’intégration industriels dans le but de préserver et de dynamiser l’export, la BP a connu un franc succès – et c’est le cas de le dire – en à peine deux années d’existence. Une réussite qu’elle doit aussi au dispositif d’accompagnement multidimensionnel qu’elle offre aux porteurs de projets bénéficiant, dans ce cadre, d’un appui financier à l’investissement, de la commande publique et privée, du foncier industriel, ainsi que d’une formation adaptée et de la mise en conformité. Un dispositif qui se renforce désormais avec la Charte de l’investissement qui vise à soutenir les projets, réduire les disparités territoriales et développer l’investissement dans les secteurs prioritaires.