Le Japon durcit son dispositif contre le téléchargement illégal

Les internautes au Japon qui téléchargent illégalement des fichiers sont désormais passibles d’amende (pouvant atteindre 20 000 euros) , voire de prison, selon une loi controversée entrée en vigueur lundi.

Les internautes qui téléchargent illégalement des fichiers sont désormais passibles d’amende, voire de prison, au Japon selon une loi controversée entrée en vigueur lundi.

Cette loi, qui punit les contrevenants d’une amende pouvant atteindre deux millions de yens (20.000 euros) et d’un maximum de deux ans de prison, a été poussée par l’industrie de la musique, qui voulait réduire le piratage.

Elle inquiète cependant fortement une partie de la population et des médias, qui soulignent que tout internaute peut se retrouver inculpé. Ils estiment également qu’elle peut facilement donner lieu à des dérapages.

Ses défenseurs assurent qu’un internaute ne sera l’objet d’une enquête seulement en cas de plainte déposée par le détenteur d’un droit d’auteur.

Jusqu’à présent, la loi nipponne punissait seulement les personnes jugées coupables de mise en ligne, sans autorisation, de musique et vidéos, un délit passible de dix ans de prison et d’une amende de dix millions de yens maximums.

Lors du passage de la loi en juin dernier, les sites internet du ministère des Finances, de la Cour suprême et d’autres organismes publics avaient été piratés, dans un mouvement visiblement concerté de protestation contre cette loi.