Le gouvernement fait son bilan d’étape : «120 jours, 120 mesures»

Selon Saâd Eddine El Othmani, le gouvernement a réalisé d’importants progrès malgré un démarrage marqué par des difficultés, des contraintes et des défis.

Les débuts ont été certes difficiles, mais le gouvernement tient bon. C’est ce qui ressort de la présentation, lundi 11 septembre, par le chef du gouvernement de son bilan d’étape des quatre derniers mois intitulé «120 jours, 120 mesures». Comme entrée en matière, M. El Othmani a réitéré l’engagement de son équipe à consolider le choix démocratique, en tant que constante constitutionnelle irréversible, à travers la mise en œuvre de dispositions et de mesures concrètes. Ces dispositions se rapportent essentiellement au renforcement de la démocratie participative et à la politique de proximité, au soutien à la société civile, à la mise en œuvre du caractère officiel de la langue amazighe et à la consolidation du système des libertés et des droits de l’Homme. Ces dispositions concernent également le soutien de l’indépendance de la justice, le renforcement de la coopération avec le Parlement et le parachèvement du chantier de mise en œuvre de la régionalisation avancée. Le gouvernement a, de même, donné la priorité au renforcement de son rendement, à la réforme de l’Administration et à la consécration de la gouvernance à travers la planification, la programmation, le suivi, l’évaluation continue et la consolidation de la convergence et du système d’intégrité.

Une série de mesures ont été prises en ce sens. Il s’agit, entre autres, de l’élaboration du plan exécutif du programme gouvernemental, basé sur des indicateurs, des délais de réalisation et sur un suivi permettant d’évaluer et mesurer l’impact des procédures et anticiper les difficultés, notamment à travers la création d’un comité interministériel qui veille à la coordination des efforts et au processus d’exécution de ce programme. L’Exécutif fait état, de même, de la tenue de sept comités interministériels et nationaux et le suivi de leurs décisions relatives notamment à l’investissement, à la sécurité routière, aux Marocains du monde, à l’amélioration du climat des affaires, à la réception des pétitions adressées au gouvernement, aux personnes en situation de handicap et à l’emploi. L’investissement et l’emploi ont d’ailleurs été à la tête des priorités du gouvernement. Ainsi, en ces quatre derniers mois, le gouvernement a également veillé à la mise en œuvre de plusieurs mesures inscrites dans le cadre du programme gouvernemental, essentiellement celles concernant la poursuite des efforts publics dans la promotion de l’investissement et l’attraction des investissements étrangers, le soutien et la relance du secteur privé. Entre autres mesures, l’Exécutif a mis en place des programmes et accords régionaux afin de mettre en avant le rôle de la région dans la création de l’emploi, dans le cadre d’une approche participative et convergente. D’autres mesures relatives à l’emploi ont été également prises. Au niveau du secteur de l’industrie, de l’investissement et de l’entrepreneuriat, il a été fait état de l’adoption de 51 projets d’accords d’investissements et leurs annexes pour une enveloppe globale de 67 milliards de DH dans les domaines de l’industrie, de l’énergie et du tourisme. En outre, dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie industrielle, un total de 17 accords d’investissements pour une enveloppe globale de 2,4 milliards de DH ont été signés, comptant 14 projets pour le secteur automobile et 3 projets portant sur l’industrie aéronautique qui contribueront à la création de 14230 emplois directs.