Le FMI se dit satisfait des réformes économiques menées par le Royaume

Il salue notamment le renforcement de la solidité du secteur financier et les progrès de l’inclusion financière, ainsi que l’amélioration du climat des affaires. L’assainissement des finances publiques devrait contribuer à réduire le ratio dette publique/PIB, tout en préservant les investissements prioritaires et les dépenses sociales.

« La politique et les résultats macroéconomiques du Maroc restent solides, en dépit de la volatilité de la production céréalière, de la faible croissance des principaux partenaires commerciaux du pays et des risques externes élevés », a déclaré le Chef des services du Fonds Monétaire International (FMI) pour le Maroc, Nicolas Blancher, à l’issue de la mission effectuée, du 29 octobre au 7 novembre, dans le Royaume. Cette mission s’inscrit dans le cadre des discussions relatives à la deuxième revue de l’accord, au titre de la ligne de précaution et de liquidité (LPL).

La mission du FMI au Maroc a salué le « renforcement de la solidité du secteur financier et les progrès de l’inclusion financière, l’amélioration du climat des affaires », ainsi que l’intention d’assouplir progressivement le régime de change, ce qui permettra à l’économie marocaine de mieux absorber les chocs extérieurs et de préserver sa compétitivité. La mission exhorte aussi les autorités à accélérer les réformes structurelles, afin d’améliorer la gouvernance, de combattre la corruption, de réduire les disparités régionales et sociales et le chômage, en particulier parmi les femmes et les jeunes, ainsi que de renforcer l’éducation.

D’après le FMI, la poursuite de l’assainissement des finances publiques devrait contribuer à réduire, à moyen terme, le ratio dette publique/PIB, tout en préservant les investissements prioritaires et les dépenses sociales. A ce titre, la mission note avec « satisfaction » la volonté des autorités marocaines d’accélérer les réformes budgétaires dans les années à venir, notamment à travers la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales sur la fiscalité de mai 2019, l’optimisation de la gestion des actifs publics, ainsi que la poursuite de la rationalisation des dépenses de fonctionnement et le renforcement de l’efficacité des dépenses d’investissement. Ces efforts permettront d’accroître l’espace budgétaire nécessaire pour l’investissement public et les programmes sociaux en faveur des populations vulnérables et de réduire, à moyen terme, la dette publique à 60 % du PIB.

Selon les prévisions de l’Instance financière internationale pour l’année 2019, la croissance devrait atteindre 2,8 % et l’inflation ralentir à 0,4 %, en raison notamment d’une contraction de la production agricole et d’une reprise modérée de l’activité hors agriculture. Le chômage s’établirait à 9,4%, au troisième trimestre de 2019, et le taux d’activité à 44.9%. Le déficit des transactions extérieures courantes devrait, lui, se réduire à environ 5,1 % du PIB. Quant aux réserves internationales brutes, elles devraient s’élever à 25,5 milliards de dollars à fin 2019, soit environ 5,2 mois d’importations. Pour sa part, le déficit budgétaire atteindrait 4% du PIB, du fait d’une hausse des dépenses en capital plus importante que celles des recettes.