Le FMI revoit ses prévisions à  la baisse

Une croissance mondiale légèrement au-dessus de 3% en 2013.

Le Fonds monétaire international (FMI) révise ses prévisions de croissance de l’économie mondiale à la baisse. Ainsi, dans sa publication de juillet des Perspectives de l’économie mondiale (PEM), l’institution financière internationale prévoit que la croissance mondiale devrait rester modérée, légèrement au-dessus de 3% en 2013, soit au même niveau qu’en 2012. Cette estimation a été revue à la baisse par rapport à celle de l’édition d’avril 2013.

En effet, la croissance mondiale n’a progressé que légèrement, d’un taux annualisé de 2,5% au second semestre de 2012 à 2,75% au premier trimestre de 2013, au lieu de continuer de s’accélérer comme prévu au moment de la parution des PEM d’avril 2013. Ces résultats inférieurs aux prévisions s’expliquent, selon le FMI, par trois facteurs. Premièrement, la croissance est restée inférieure aux prévisions dans les principaux pays émergents, en raison, à des degrés divers, de goulets d’étranglement dans les infrastructures et d’autres contraintes de capacité, d’un ralentissement de la croissance de la demande extérieure, d’un fléchissement des cours des produits de base, de craintes concernant la stabilité financière et, dans certains cas, d’un affaiblissement du soutien des pouvoirs publics. Deuxièmement, la récession a été plus profonde que prévu dans la zone euro, où une demande faible, une confiance en berne et des bilans fragiles ont aggravé les effets sur la croissance et l’impact des tensions budgétaires et financières.

Troisièmement, la croissance américaine a ralenti, une plus forte contraction budgétaire ayant pesé sur la demande privée. Par contre, la croissance a été plus vigoureuse que prévu au Japon, portée par la consommation et les exportations nettes. Ainsi pour le FMI, les perspectives de l’économie mondiale restent exposées à des risques de dégradation: de vieux risques subsistent, mais de nouveaux risques sont apparus, notamment la possibilité d’un ralentissement plus prolongé de la croissance dans les pays émergents, surtout étant donné les risques d’un affaiblissement de la croissance potentielle, d’un ralentissement du crédit et peut-être d’un durcissement de la situation financière si la fin attendue de la relance monétaire aux États-Unis entraîne des renversements soutenus des flux de capitaux canadian pharmacy. Aussi, un raffermissement de la croissance mondiale exigera des mesures supplémentaires de la part des pouvoirs publics.