Le crédit bancaire toujours en ralentissement

Décidément, le secteur bancaire peine encore à relancer le crédit ! A fin avril, les financements distribués n’ont pas dépassé 770 milliards de DH, en légère hausse de 2% par rapport à la même période de 2015.

Pour les banquiers, plusieurs pans de l’activité économique recèlent des risques qui les obligent  à verrouiller au maximum leurs procédures d’octroi et/ou de revoir à la baisse leur exposition. De plus, la nouvelle production n’est pas au rendez-vous : les dossiers bancables se font rares, à en croire plusieurs sources du secteur. Dans ces conditions, c’est le crédit à l’équipement dont les concours sont en hausse de 4% (148 milliards de DH) qui porte la légère croissance du crédit bancaire. Un bémol toutefois, ce sont surtout les administrations locales qui profitent de ce surplus. Le crédit à l’équipement destiné à cette cible s’est inscrit en hausse de 9,4%. Par contre, le financement des investissements des entreprises privées n’a progressé que de 2,4%. De son côté, le crédit immobilier affiche un léger frémissement (+1,3%), à 242 milliards de DH. Ce sont les prêts acquéreurs, qui ont crû d’environ 6%, qui ont généré cette croissance, les promoteurs restant persona non grata auprès des banquiers (-28,5%). A l’opposé, les crédits de trésorerie sont en baisse de 2,3%, à 169 milliards de DH, ce qui n’arrange pas les entreprises déjà sous pression en raison de l’allongement des délais de paiement et la baisse de l’activité dans plusieurs secteurs.   Les banquiers peuvent se consoler au moins sur le registre des dépôts. A 803 milliards de DH, ces derniers sont en hausse de 5,1%. Ils sont portés par les dépôts à vue qui totalisent plus de 450 milliards de DH, en hausse de 7%. Les comptes à terme, pour leur part, ont vu leur encours augmenter de 2%, à 169 milliards de DH.