La transhumance reprend de plus belle dans les communes

La saison migratoire des conseillers locaux démarre cette année un peu plus tôt. Pire, l’on ne parle plus de cas individuels mais de véritable mouvement qui peut toucher la totalité du bureau dirigeant, voire du conseil d’une commune.

La saison migratoire des conseillers locaux démarre cette année un peu plus tôt. Pire, l’on ne parle plus de cas individuels mais de véritable mouvement qui peut toucher la totalité du bureau dirigeant, voire du conseil d’une commune. Il y a quelques jours, le PAM annonçait l’intégration, d’un seul coup, de plus d’une quarantaine d’élus dans la région de Fès, principalement issus des partis de l’Istiqlal et du MP.

En même temps, et dans la même région, l’Istiqlal revendiquait le recrutement de plusieurs élus PJD dans la commune de Moulay Yaâcoub, dont certains auraient même fait campagne pour le candidat du parti islamiste aux dernières élections partielles dans cette circonscription. Le PJD s’est, bien sûr, empressé de nier ce départ collectif. Bref, le parti de Hamid Chabat fait régulièrement état de recrutement, depuis le début de cette année, de présidents et de staff dirigeant de communes, principalement rurales, à travers le pays.

La situation est telle qu’une commune peut changer de couleur politique du jour au lendemain. De même, le phénomène est appelé à s’amplifier à mesure qu’approche la date des prochaines communales de 2015. Il faut dire que pour le moment, aucune contrainte légale n’impose aux élus communaux de rester fidèles à leur étiquette politique jusqu’à la fin de leur mandat.

Cette obligation ne concerne actuellement que les élus parlementaires qui, eux, risquent d’être déchus de leur mandat une fois la bannière politique sous laquelle ils sont élus changée. Voilà un point que les prochains textes électoraux, dont l’adoption est attendue pour la prochaine session de printemps, doivent s’atteler à résoudre.