La pharmacie de la CNOPS n’a plus de médicaments pour les ALD !

Le 29 mars, soit deux semaines après avoir signé la convention du tiers payant pour les médicaments coûteux avec les organismes gestionnaires et la Fédération nationale des syndicats des pharmaciens du Maroc.

le Conseil national de l’ordre des pharmaciens a sommé les responsables des établissements pharmaceutiques qui approvisionnent en médicaments les associations, les pharmacies des mutuelles et la pharmacie de la CNOPS de «cesser immédiatement ces pratiques et d’observer strictement les dispositions législatives et réglementaires relatives au circuit légal de distribution des médicaments». Dans le courrier signé conjointement avec la fédération, le conseil menace de «prendre les mesures nécessaires à l’encontre des pharmaciens ne respectant pas ces dispositions». Depuis, aucun nouvel approvisionnement de la pharmacie de la caisse en médicaments coûteux n’a été autorisé alors que la convention n’entre en vigueur que deux mois après sa publication au Bulletin officiel. Les médicaments pour les hépatites et la polyarthrite rhumatoïde ne sont plus disponibles. La CNOPS dit ne pas avoir été avertie de la démarche, alors qu’elle a eu plusieurs réunions avec le CNOP et la FNSPM. «C’est un coup de poignard dans le dos car la fermeture de la pharmacie de la CNOPS a toujours été une volonté ferme de son management et la signature de la convention tiers payant avec les pharmaciens d’officine, présidée par le ministre de la santé, est la meilleure expression de cette volonté», proteste la caisse qui dénonce «une rupture de stock programmée qui fait les affaires de certains laboratoires». Le conseil a-t-il été instrumentalisé par des laboratoires qui veulent accélérer le passage de la CNOPS aux Prix public de vente, deux à trois fois plus élevés que ceux de sa pharmacie ? Ce qui est certain, c’est que les assurés sous traitement d’ALD sont privés de médicaments coûteux en tiers payant jusqu’à début juillet 2016, date d’entrée en vigueur de la convention. La caisse a saisi, le 19 avril, le ministre de la santé «pour dégager toute responsabilité quant à la non-disponibilité desdits médicaments».