La FDT bientôt hors de portée des radars ?

La tension est vive entre les deux ailes rivales de la centrale proche de l’USFP.

Un syndicat à deux têtes aujourd’hui, la Fédération démocratique du travail (FDT) risque de disparaître complètement des radars demain. Et pour ne rien arranger les deux clans de la centrale proche de l’USFP en sont même arrivés aux mains à maintes reprises pour régler de petits différends. Abdelillah Benkirane, chef du gouvernement, qui recevait le 10 février les syndicats pour une reprise du dialogue social, a bien tenu à ne pas rencontrer en même temps les deux ailes de la centrale. Il a reçu l’une d’Abderrahmane Azzouzi, dans un premier temps, en compagnie de l’UMT et la CDT et l’autre d’Abdelhamid Fatihi, dans un second temps, avec son allié l’UGTM et la centrale affidée au parti au pouvoir l’UNTM. A l’avenir, au moment des élections professionnelles (les commissions paritaires et les représentants des salariés), les deux clans, s’ils n’arrivent pas à trouver un terrain d’entente, risquent de voir les voix de leur électorat s’éparpiller. Dans ce cas, aucun des deux clans ne risque d’atteindre le seuil électoral lui permettant de siéger dans les instances élues. La FDT pourrait alors tout bonnement disparaître des radars des institutions et des instances internationales parce que n’étant plus considérée comme syndicat représentatif.