La carte régionale vue autrement…

Quatre groupes de régions mitoyennes sont contrôlés par trois partis politiques.

Le hasard fait bien les choses. Il suffit d’un coup d’œil à la nouvelle carte politique des Régions pour se rendre compte que les cinq régions que dirige le PAM ont bien plus que des frontières en commun. Il s’agit d’une continuité aussi bien sur le plan géographique, culturel et humain. Les deux régions de Tanger-Tétouan-Al Hoceima et l’Oriental s’étendent sur le Rif en joignant l’Atlantique aux hauts plateaux jusqu’aux confins de Figuig, en longeant la Méditerranée. Les trois autres régions, Casablanca-Settat, Marrakech-Safi et Béni Mellal-Khénifra représentent une vaste étendue géographique et territoriale presque sans frontières et qui est, de surcroît, des plus riches au Royaume. On peut en dire de même pour les deux régions contrôlées par le RNI, à savoir Souss-Massa et Guelmim-Oued Noun ainsi que les deux autres régions dont la destinée a été confiée à l’Istiqlal, Laâyoune-Sakia Al Hamra et Dakhla-Oued Dahab en l’occurrence. C’est, à ne pas en douter, un atout considérable pour ces Régions, pour leur développement et leur pérennisation. D’abord parce que la loi permet aux régions de créer des groupements territoriaux entre elles. En d’autres termes, deux ou trois régions peuvent se mettre d’accord pour mettre leurs moyens en commun et créer une «super-Région» avec un président et un Conseil doté des mêmes prérogatives et ayant les mêmes pouvoirs et attributions que le président et le Conseil de région. Ces groupements sont, par définition, de nature à prendre en charge les projets communs et à mutualiser les moyens des Régions membres. 

Partant de là, chaque groupement peut mettre en place, avec des partenaires de droit public ou privé, des sociétés de développement local pour le développement économique de ces Régions.