Istiqlal, un congrès pas comme les autres

En prélude, séminaires, web TV et échanges avec les citoyens.

Une manifestation grandiose et sans précédent. Voilà comment l’Istiqlal voit son prochain congrès, le XVIe qui se tiendra du 29 juin au 1er juillet. Pas moins d’une vingtaine de séminaires sont programmés dans les prochaines semaines pour revisiter et mettre à jour toute la littérature politique du parti. Chacune des 14 commissions mises en place par le comité préparatoire devra organiser une manifestation à laquelle sont conviés son seulement les membres et sympathisants du parti mais aussi, et c’est une première, le citoyen lambda pour donner leur avis sur des dossiers politiques, économiques et sociaux. Le comité préparatoire organisera, lui, deux séminaires. Le premier portera sur la faisabilité du programme économique du parti, le second sera consacré au positionnement politique de l’Istiqlal, ses (futures) relations avec la Koutla, le PJD et les autres partis traditionnels. « Il ne s’agit pas d’un programme électoral ou politique, c’est la vision du parti et le traitement qu’il réserve aux dossiers d’actualité qui seront débattus», explique Taoufiq Hejira, président du comité préparatoire.

En parallèle, une web TV sera mise en place pour permettre notamment aux congressistes de communiquer et échanger les points de vues.
Entre-temps, les 90 conseils régionaux du parti devraient entamer, bientôt, leurs congrès locaux. Ils auront pour tâches de donner leurs points de vues sur les différents documents produits par le comité préparatoire, élire leurs représentants aux congrès (5 000 au total) et, enfin, désigner leurs représentants au futur Conseil national qui élira le comité central, le comité exécutif et le secrétaire général.

Sur ce dernier point, les Istiqlaliens maintiennent le suspense. Le ou les candidats à la succession de Abbas El Fassi ne seront connus qu’à la veille du congrès. Et à ce jour, aucune procédure de sélection des candidats n’est non plus à l’ordre du jour.