Indexation : Impact de 0.2% sur l’inflation en 2013

L’indexation partielle des prix de certains produits pétroliers, décidée récemment par le gouvernement, aura un impact de 0,2 % sur l’inflation en 2013, a annoncé, mardi à  Rabat, le Gouverneur de Bank Al Maghrib, Abdellatif Jouahri.

L’indexation partielle des prix de certains produits pétroliers, décidée récemment par le gouvernement, aura un impact de 0,2 % sur l’inflation en 2013, a annoncé, mardi à Rabat, le Gouverneur de Bank Al Maghrib (BAM), Abdellatif Jouahri, lors de la réunion trimestrielle de la Banque centrale.

« Nous avons retenu dans nos projections trois scénarii. Si le prix du pétrole à l’international se situe à 105 dollars, comme prévu dans la loi de finances 2013, on aura un impact de 0,2 % sur l’inflation, alors qu’à 110 et à 120 dollars l’impact serait respectivement de 0,4 % et de 0,7 % », a expliqué à la presse M. Jouahri.

« Si les prix du pétrole au niveau international dépassent la barre de 120 dollars, l’Etat a souscrit à une couverture extérieure pour pouvoir se prémunir de tout impact sur les prix au Maroc », a-t-il rassuré.

Dans ces conditions, les projections d’inflation font ressortir un taux de 2,2 % en 2013, de 1,7 % en 2014, de 1,5 % au terme du quatrième trimestre 2014, et de 1,8 % en moyenne sur cet horizon.

« Même si on intègre cette indexation, l’inflation restera, par rapport aux objectifs de stabilité assignés par la Banque centrale, dans les limites acceptables », ajoute M. Jouahri.

L’inflation est demeurée globalement en ligne avec les prévisions publiées dans le rapport sur la politique monétaire de juin 2013. Elle s’est établie à 1,9 % en août 2013, après 1,6 % en juillet et 2,4 % en moyenne au premier semestre, rappelle le gouverneur.

Pour ce qui est de la composante sous-jacente de l’inflation, elle a légèrement augmenté à 1,6 % en août après 1,5 % en juillet, sous l’effet de l’accélération de 1,1 % à 1,5 % de la progression des prix des biens non échangeables, et de 1,8 % à 2 % des biens échangeables.

Par ailleurs, suite à la remontée des cours mondiaux des produits énergétiques depuis juin, la baisse des prix à la production industrielle s’est atténuée de 2,4 % en juin à 0,2 % en juillet 2013.

Dans ce contexte caractérisé par une balance des risques légèrement orientée à la hausse et une prévision centrale de l’inflation qui demeure en ligne avec l’objectif de stabilité des prix à moyen terme, le Conseil, tout en continuant à suivre de près l’ensemble de ces évolutions, a décidé de maintenir inchangé le taux directeur à 3 %.