Grève générale : les syndicats ont tenu parole

Ils veulent reprendre les négociations avec le gouvernement.

«Réussite historique à tous les égards». Voilà comment les syndicats qualifient cette grève observée le 24 février. Le taux de participation aurait frôlé le chiffre de 84,80%. Il a même atteint, toujours selon les syndicats, 100% dans certains secteurs (les ports, la CNSS, les régies de distribution d’eau et d’électricité) et dans certaines régions. Les collectivités territoriales (1 500 établissements), le transport urbain, l’enseignement et la santé, mais aussi les artisans et les commerçants ont également largement participé à ce mouvement, selon les mêmes sources. A l’heure où nous mettions sous presse, le gouvernement se refusait à tout commentaire, estimant que «les chiffres n’avaient pas d’importance». Selon un dirigeant de l’UMT, «la grève n’est pas une fin en soi. C’est un moyen pour inciter le gouvernement à reprendre des négociations sérieuses avec les syndicats sur leur cahier revendicatif». La grève a été décrétée par quatre centrales, l’UMT, la CDT, l’UGTM et l’aile Azzouzi de la FDT. La deuxième branche de cette centrale, proche de la direction de l’USFP, s’est jointe à l’appel un peu plus tard. Abdelhamid Fatihi, chef de file de cette aile, a même profité de l’occasion pour faire une démonstration de force. L’appel à la grève de la centrale a, en effet, été signé par une vingtaine de syndicats sectoriels. L’ODT s’est également jointe au mouvement au même titre que le SNEsup. Le mouvement d’Al Adl Wal Ihssan, très présent dans la CDT, s’est, lui aussi, joint à ce point d’ordre.