Gouvernement : les premières mesures d’urgence

Il s’attèle à transformer la déclaration gouvernementale en programme d’action.

La première mesure concrète du nouveau gouvernement, après son investiture, est de donner corps à sa déclaration. Un programme d’action est, en effet, en cours de finalisation. Ce plan exécutif détermine les responsables de la mise en œuvre, les délais et les financements nécessaires, les mécanismes de suivi et les indicateurs d’efficience et d’efficacité des réalisations. Concrètement, il s’agira de donner corps aux 430 mesures, dont 155 concernent le domaine social et 144 sont relatives au secteur économique, prévues dans le programme gouvernemental.

Autres mesures urgentes : la réunion de la Commission nationale des investissements, l’exonération de l’impôt sur les sociétés durant 5 ans pour les entreprises industrielles récemment créées et l’accélération de la programmation des concours de recrutement pour 23 760 postes dans la fonction publique.

Sur le plan social, il s’agira de mettre à exécution le régime de couverture médicale des parents qui bénéficiera à environ 100 000 fonctionnaires, en plus de la tenue de la réunion de la Commission nationale de la réforme du régime des retraites. Le gouvernement entreprendra également de simplifier les mesures du Fonds d’entraide familiale et de lancer le régime de bourse pour les stagiaires de la formation professionnelle. Entre autres mesures d’urgence promises par le gouvernement, la déclinaison de la politique africaine en mesures à travers la mise en place d’une commission interministérielle, la publication du décret relatif à la Commission nationale de lutte contre la corruption et le développement d’un portail national unifié dédié aux plaintes, ainsi que le non-retrait des projets de lois transmis au Parlement, qui sont en nombre de 38, y compris le projet de Loi de finances.