Gouvernement, j’y suis j’y reste

Les ministres maires des grandes villes auront du mal à  assurer leurs deux fonctions.

Oui, il y aura bien un remaniement ministériel. Mais il sera minime et ne portera que sur un seul portefeuille, celui de la jeunesse et des sports. Le ministre, Mohand Laenser, devenu président de région, se trouve légalement dans une situation d’incompatibilité et, toujours selon la loi, est considéré comme démissionnaire de son premier poste, celui de ministre. Pour les ministres du PJD qui ont été élus à la tête de certaines grandes villes (Driss El Azami, ministre délégué au Budget à Fès, Abdelaziz El Omari, ministre chargé des relations avec le Parlement à Casablanca, Aziz Rabbah, ministre de l’équipement et du transport à Kénitra, entre autres), ils ne sont pas concernés.

Leurs deux mandats sont cumulables. La question n’a même pas été abordée par la direction du parti. La raison étant qu’à une année de la fin de son mandat, le chef de gouvernement ne peut pas se permettre de perdre du temps dans la procédure de changement des ministres. A moins que le PJD n’ait plus de profils à proposer pour ces postes. Cependant, la gestion des grandes villes suppose une présence effective de leurs édiles. Les maires doivent donc prendre sur leur temps de ministre pour gérer les affaires locales ou sur celui de président du Conseil de la ville pour vaquer à leurs occupations de ministre. Dans tous les cas leur rendement en sera certainement affecté.