Google condamné au Japon pour une saisie semi-automatique embarrassante

Un Japonais s’était plaint du fait que, lorsqu’un internaute tapait son nom sur Google Japon, le logiciel proposait automatiquement à  l’utilisateur d’y associer le nom d’un groupe de malfaiteurs condamné pour des viols en série.

Un tribunal japonais a condamné lundi Google à dissocier le nom d’un homme de celui d’un groupe criminel, qui apparaît en saisie semi-automatique lorsqu’un internaute tape le patronyme du plaignant sur le moteur de recherche du géant américain.

La décision de ce tribunal de Tokyo constitue la première du genre pour Google au Japon, a affirmé à l’AFP Hiroyuki Tomita, l’avocat du plaignant.

Le mastodonte de l’internet a été condamné en outre à 300 000 yens de dommages et intérêts (2 300 euros) en raison du préjudice subi par la victime.

Interrogé sur cette décision, Google a expliqué aux médias nippons qu’il étudiait le verdict.

L’homme s’était plaint du fait que, lorsqu’un internaute tapait son nom sur le moteur de recherche Google Japon, le logiciel proposait automatiquement à l’utilisateur d’y associer le nom d’un groupe de malfaiteurs condamné pour des viols en série dans l’archipel.

Le plaignant avait dans un premier temps réclamé et obtenu l’année dernière une simple injonction judiciaire demandant à Google de corriger ce problème.

Mais ne constatant aucun résultat, il avait finalement déposé plainte car la situation s’était aggravée: des internautes, ayant appris ses démarches, avaient colporté des rumeurs malveillantes à son encontre sur la toile, l’associant aux activités du groupe criminel, a expliqué son avocat à l’AFP.

La condamnation prononcée lundi n’a toutefois pas d’effet contraignant dans l’immédiat, car les services du moteur de recherche internet de Google sont basés aux Etats-Unis et non au Japon.