Fogarim : les promoteurs veulent un traitement de choc

Ils réclament une plus grande implication des banques.

La Fédération nationale des promoteurs immobiliers (FNPI) veut remettre en selle le crédit immobilier adossé à la garantie étatique Fogarim. Selon la fédération, ce financement est actuellement la seule voie de recours pour une grande partie des acquéreurs potentiels de logements sociaux ne disposant pas de revenus réguliers. Or, selon eux, il continue d’être mis au ban par le système bancaire. Effectivement, le Fogarim n’est proposé essentiellement que par trois banques de la place, la Banque Populaire, le CIH, BMCE Bank, et encore ! Cette dernière a tendance à lever le pied avec une part de marché sur ce crédit qui a chuté de 19% à 14% en 2012. Cela fait qu’une grande partie des bénéficiaires potentiels du Fogarim ne peuvent être pris en charge déjà que les établissements proposant cette solution ne fournissent pas d’effort de communication et de promotion autour de ce produit, de l’avis de la FNPI.

Pour parer à cela, les promoteurs requièrent l’intervention de Bank Al-Maghrib pour inciter l’ensemble des banques à adhérer au dispositif. La FNPI devrait aussi défendre dans le cadre de la prochaine Loi de finances des mesures pour favoriser le développement du Fogarim. Ainsi, pour améliorer la solvabilité de la demande, les promoteurs suggèrent que le taux d’intérêt appliqué au Fogarim (6,24% en moyenne en 2012) soit abaissé de 2 points. Un effort qui se répartirait entre l’Etat qui accorderait une ristourne de 1,5% tandis que les banques consentiraient la moitié de point restante. Aussi, les promoteurs préconisent d’augmenter le montant de la traite d’un peu plus de 1 180 DH actuellement en moyenne à 1 500 DH de telle sorte que, en tenant compte de la durée du prêt et du taux d’intérêt à la charge des acquéreurs, le financement puisse couvrir l’intégralité du prix de vente.