En pleine crise politique, l’émir du Koweït lance un appel à  l’unité

L’émir du Koweït, Cheikh Sabah al-Ahmad Al-Sabah, a appelé mardi le gouvernement et le Parlement à  coopérer pour stabiliser ce riche pays pétrolier secoué par des crises politiques à  répétition…

S’exprimant lors de la première session du nouveau Parlement, l’émir a estimé qu' »une coopération entre la chambre et l’exécutif est nécessaire pour établir la stabilité politique » du pays.

Une telle coopération est « inévitable » si on veut consolider les institutions et combattre la corruption, a-t-il dit.

Les élections législatives du 27 juillet, la deuxième consultation électorale en huit mois, ont été boycottées par la majorité des islamistes, des nationalistes et des libéraux, pour protester contre un amendement de la loi électorale jugé favorable au gouvernement.

Il s’agissait également des sixièmes élections législatives en sept ans. Cette période a été marquée par des querelles incessantes entre gouvernement et Parlement qui ont conduit à six dissolutions de la chambre des députés, quatre par l’émir et deux par la Cour constitutionnelle.

Cheikh Sabah, 84 ans, a également mis en garde les Koweïtiens contre les conflits à caractère confessionnel, dans une région secouée par des conflits et des guerres civiles, et a appelé à empêcher l’ingérence des « étrangers » dans les affaires du Koweït.

L’instabilité politique affecte le développement du pays qui dispose pourtant d’avoirs estimés à 400 milliards de dollars.

Le nouveau gouvernement de 16 membres, formé après les élections, a été tout de suite sous le feu des critiques, certains reprochant à la famille régnante d’y détenir sept postes clés.

En dépit des appels au boycott, le taux de participation aux élections a atteint 52,5% alors qu’il n’avait atteint que 40% lors de la précédente consultation électorale organisée en décembre.

Le Koweït, qui détient 10% des réserves de brut au monde, produit quelque 3 millions de baril de pétrole par jour.

Il accueille quelque 2,67 millions d’étrangers, soit plus du double de sa population autochtone de 1,23 million.