Elections : quand le MUR sert mal la politique du PJD

Dans une ambiance électorale chauffée à blanc par les militants du PJD, Mohamed Boulouz, un dirigeant du MUR, a cru bon de se joindre à la fête.

Il vient de commettre une fatwa selon laquelle «les militants de son parti sont exempts de la prière du vendredi pour pouvoir surveiller les urnes afin qu’il n’y ait pas de fraude».

Au-delà du fait que c’est une mise en cause de l’intégrité et de la transparence des élections, ce qui est grave, c’est qu’il s’agit encore une fois d’une incursion du religieux dans le politique. Mais ce qui est encore plus grave, c’est lorsque un autre cheikh émet une fatwa contraire, affirmant que les votes effectués pendant le temps de la prière doivent être annulés. En somme, voilà deux éminents «oulémas» qui émettent des fatwas opposées sur le même sujet. Comme quoi quand la religion est mêlée à la politique, il faut s’attendre à tout…