Elections partielles : le PJD et l’Istiqlal calment le jeu

Le PJD ne s’est présenté que dans deux circonscriptions sur cinq.

Côté popularité, le PJD n’a plus rien à démontrer. C’est du moins ce que l’on peut déduire de la décision du parti au pouvoir de ne se présenter que dans deux circonscriptions sur cinq (Youssoufia, Azilal, Settat, Moulay Yaâcoub et Sidi Kacem) pour les élections partielles de la première Chambre du 28 février. Bien plus, une semaine après le démarrage de la campagne électorale, le 15 février, nous sommes loin du climat de crispation et de tension qui a régné sur les dernières partielles du 20 décembre, à Inezgane et Chichaoua. L’on se rappelle tous des prises de bec entre les chefs des principaux partis de la majorité, Abdelilah Benkirane du PJD et Hamid Chabat, fraîchement élu à la tête de l’Istiqlal. Aujourd’hui que la majorité vient de tenir une réunion cruciale, le 15 février, Benkirane s’est contenté d’envoyer trois de ses ministres en campagne, El Khalfi à Settat et Rebbah et Azami à Moulay Yaâcoub. Quant à l’Istiqlal, il a décidé de tenir des meetings pour soutenir ses candidats. Rien d’extraordinaire, en fait.

Le parti de Hamid Chabat a toutefois tenté une escarmouche à l’encontre cette fois de l’autre allié et titulaire du département de l’Intérieur, le MP. Le parti, par la voix de son porte-parole, le journal Al Alam, a accusé le gouverneur de Sidi Kacem, un ancien cadre du MP, de soutenir le candidat de ce parti. Ce que l’Intérieur a, bien entendu, démenti. L’Istiqlal ne compte pas lâcher en si bon chemin. Même s’il sursoit, pour le moment, au remaniement ministériel, il n’a pas renoncé au reste. Il a obtenu, en effet, que l’instance de la majorité se réunisse une fois toutes les deux semaines et que toutes les décisions des membres du gouvernement soient concertées.