Elections locales : au mieux d’ici fin 2013

Le nombre de lois à  préparer est trop important.

Ce n’est plus avant fin 2012, ni même en juin 2013. Les futures élections locales ne devraient avoir lieu, dans le meilleur des cas, qu’en septembre, plus probablement en décembre de l’année prochaine.

Pour le chef du gouvernement, interpellé sur la question lors de son passage, mardi 3 juillet, à la Chambre des conseillers, il faut choisir entre la régionalisation avancée ou les élections. En d’autres termes, si nous voulons installer d’abord une régionalisation avancée telle que voulue par la Constitution, il faudra du temps. Et encore ce n’est pas seulement la régionalisation qui pose problème. La lenteur de l’action législative n’aide pas non plus. En effet, il aura fallu 2 mois pour adopter la Loi de finances de cette année, alors que la loi organique relative à la nomination aux hauts postes de l’administration et des entreprises publiques, pourtant prioritaire, traîne au Parlement depuis plus de trois mois.

La loi organique de la régionalisation n’est pas le seul texte qui retarderait les élections. Il faut aussi revoir les listes électorales et le mode de scrutin. Et ce n’est pas une mince affaire. Cela nécessite des négociations serrées entre partis politiques et des arbitrages du chef du gouvernement. C’est que cette fois, c’est ce dernier lui-même qui supervisera les tractations relatives aux textes électoraux. Bien sûr, c’est toujours le ministère de l’intérieur qui va gérer les élections et préparer les premières moutures des textes électoraux. Selon une première estimation, l’adoption d’une trentaine de textes, nécessaires à l’organisation des élections, devrait prendre au moins 14 mois.