Elections : le débat est tranché !

Les négociations entre l’Intérieur et les partis n’ont pas encore abouti.

Le débat sur la partie, au gouvernement, qui supervisera les prochaines élections vient d’être tranché. En effet, lors du dernier Conseil des ministres, tenu mardi 14 octobre, SM le Roi a souligné «le rôle imparti au chef du gouvernement dans la supervision des élections et donné ses hautes instructions aux ministres de l’intérieur et de la justice pour veiller à l’intégrité des opérations électorales et faire face à toutes les pratiques de nature à leur porter atteinte». Bien plus, rappelle un communiqué du porte-parole du Palais royal, le Souverain, en sa qualité de garant du choix démocratique national, a rappelé avoir insisté, à différentes occasions, sur «la nécessité de respecter la transparence des élections que le Souverain a toujours veillé à garantir lors des précédentes échéances». Voilà qui devrait mettre fin aux appréhensions galvaudées par les responsables du PJD mettant en doute l’intégrité et la transparence des futures élections communales. De tels agissements d’un parti au pouvoir ont poussé certaines formations de l’opposition, l’Istiqlal et l’USFP en l’occurrence, à menacer de boycotter les élections si de telles craintes venaient à être confirmées.

L’intégrité et la transparence des élections étant désormais garanties, le débat sur les modalités de l’organisation des échéances continue. Mercredi 15 octobre, la commission de l’Intérieur à la première Chambre poursuivait l’examen du projet de loi portant révision des listes électorales en même temps qu’elle abordait une proposition de loi du PJD sur l’observation des élections. Entre-temps, les concertations entre les partis politiques et le ministère de l’intérieur sur les futures lois organiques de la régionalisation avancée et des conseils communaux se poursuivent. Les partis avaient été invités à remettre au ministère leurs observations et propositions d’amendement des avant-projets de lois qui leur ont été soumis en début de l’été.