Effondrement des colonies d’abeilles : l’hypothèse d’une quelconque maladie des abeilles écartée

Apiculture

Les analyses effectuées dans les laboratoires sur les ruches et le couvain (nymphes des abeilles) de la région Béni Mellal-Khénifra excluent l’hypothèse d’une quelconque maladie des abeilles, a assuré le directeur régional de l’Office National de Sécurité sanitaire des Produits Alimentaires (ONSSA) de Béni-Mellal Khénifra, Mohamed Nemmaoui.

Dans une déclaration à la presse, Nemmaoui a indiqué que la fuite des abeilles, un phénomène inédit dans l’histoire du Royaume, n’est pas lié à une maladie quelconque, mais plutôt, à plusieurs facteurs environnementaux, climatiques, biologiques et surtout aux bonnes pratiques de l’élevage des abeilles, autant de facteurs qui seraient à l’origine de leur effondrement selon les études réalisées par d’autres pays.

L’origine de cette maladie n’est nullement pathologique, mais, plutôt, due à la conjonction de plusieurs facteurs dont, aussi, la faiblesse des précipitations, la diminution de la quantité et de la qualité de l’alimentation disponible pour les abeilles ou encore l’état de santé des ruchers et les méthodes de prévention suivies.

Les enquêtes effectuées in situ par les services de l’ONSSA et l’ensemble de ses partenaires notamment la fédération interprofessionnelle marocaine d’apiculteurs dans l’ensemble des provinces de la région pour déterminer les véritables causes qui déciment les colonies d’abeilles ont écarté toute hypothèse de maladie pouvant toucher le couvain, les ruches ou encore les abeilles.

Ce phénomène connu sous l’appellation scientifique  »Syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles » a été constaté auparavant dans plusieurs pays d’Europe, d’Amérique et d’Afrique.

M. Nemmaoui a également fait savoir que l’ONSSA poursuit ses efforts en coordination avec l’ensemble des parties prenantes en vue d’identifier les véritables causes de ce phénomène. L’ONSSA avait précisé dans un communiqué que la maladie n’est pas à priori à l’origine de la disparition des abeilles, un phénomène qui reste assez nouveau à ce stade.

Ce constat a été relevé à l’appui des premières constatations sur le terrain effectuées par les services vétérinaires provinciaux relevant de l’office en coordination avec les représentants de la FIMAP, l’ONSSA, qui précise que cette enquête s’inscrit dans le cadre du suivi de l’état de santé des ruchers dans le pays et intervient aussi suite au signalement de la désertion des abeilles par des apiculteurs dans certaines régions du Royaume.

Les premiers résultats des visites de terrains effectuées par les équipes relevant des services vétérinaires provinciaux portant sur environ 23.000 ruches, ont permis de constater que cette désertion des ruches dont l’ampleur varie d’une région à une autre, est un phénomène inédit dans le Royaume.

Les analyses effectuées dans les laboratoires sur les ruches et le couvain d’abeilles, excluent d’une manière formelle l’hypothèse d’une maladie.