Drâa-Tafilalet, quand la gestion du PJD ruine une région déjà pauvre

• Depuis 2019, la région est sans budget.
• Le président n’en continue pas moins d’insister pour faire adopter des projets qui ne vont jamais être réalisés faute de fonds.
• Du coup, les élus boudent les sessions.

C’est devenu récurrent. La session ordinaire de juillet du Conseil de la région de Drâa-Tafilalet, prévue jeudi à Errachidia, a été reportée pour la deuxième fois consécutive. La raison : Non-atteinte du quorum requis. Le président du Conseil de la région, l’ancien ministre chargé des relations avec le Parlement Habib Choubani, est incapable d’imposer la discipline non seulement à sa majorité, mais aussi aux propres élus de son parti. Le quorum requis n’ayant pas été atteint lors de cette deuxième convocation, la session est reportée. Une dernière convocation sera donc adressée pour la tenue de cette session ordinaire du conseil, mercredi prochain.
Les travaux de la session ordinaire de juillet du Conseil de la région de Drâa-Tafilalet avaient été reportés une première fois, lundi dernier, en raison également de la non-atteinte du quorum requis.
Or, l’article 45 de la loi organique relative aux régions stipule que «les délibérations du Conseil de la région ne sont valables qu’en présence de plus de la moitié des membres en exercice à l’ouverture de la session». Et si le quorum n’est pas atteint après une première convocation, une deuxième convocation est adressée, dans un délai de trois jours au moins et de cinq jours au plus. Au cas où «dans cette deuxième réunion le quorum prévu ci-dessus n’est pas atteint, le conseil se réunit, dans le même lieu et à la même heure, après le troisième jour ouvrable, et ses délibérations sont alors valables, quel que soit le nombre des membres présents», selon la même loi. Comme c’est le cas depuis le début du mandat, l’opposition ne cesse de critiquer le travail du président du Conseil de la région de Drâa-Tafilalet et de son équipe. Cette fois encore, les élus de l’opposition estiment que l’ordre du jour de cette session ordinaire de juillet est «inutile», étant donné que les projets qui y figurent ne pourront pas être réalisés au cours de la durée restante du mandat du conseil. En effet, aucun projet ne peut être exécuté dans la région en l’absence de l’adoption du budget du conseil qui n’a pas été faite depuis 2019. Pour ne rien arranger, l’approche des élections oblige, la présidence de la région a voulu profiter de cette réunion pour présenter ce qu’elle considère comme un «bilan de l’action» du Conseil de la région lors de ce mandat.