Digitalisation : La CDG appelée en renfort

Entre autres réunions provoquées par la ministre Ghita Mezzour, celle avec le nouveau directeur général de la CDG a particulièrement attiré l’attention de tous.

Ghita Mezzour, la ministre chargée, entre autres de la transition numérique, multiplie les réunions de travail ces jours-ci. Elle reçoit coup sur coup le Directeur général de la CDG et les membres du bureau de l’Association des utilisateurs des systèmes d’information au Maroc. Avec Khalid Safir, il a été question «d’échanger sur les différents enjeux de la transition numérique du Royaume» et sur les perspectives de partenariat entre le ministère et la CDG, «pour accompagner le développement du secteur numérique marocain». Le nouveau patron de la CDG a, manifestement, été reçu sans doute à double titre. D’abord, ayant été notamment ancien DG de la DGCL, Khalid Safir, pour avoir mené avec brio la stratégie de transformation digitale des collectivités territoriales, dispose d’une expérience indéniable en la matière. Notons à ce propos que le chantier qu’il a mis en œuvre s’est fixé comme objectif de digitaliser les métiers des Collectivités territoriales (Budget, Dépenses, Recettes, Ressources humaines, Etat civil, Patrimoine, Contentieux, Suivi des projets, etc.) et de dématérialiser les procédures administratives afin d’améliorer la qualité des services rendus aux citoyens et le climat des affaires aux entreprises. Ce chantier s’est concrétisé à travers la conception et le déploiement d’une multitude de plateformes nationales telles que Rokhas.ma, Chikaya.ma, Chafaya.ma, Watiqa.ma, Alhalamadania.ma, Majaliss, GID (Gestion intégrée des dépenses), GIR (Gestion intégrée des recettes), Indimaj (actes RH)…
Khalid Safir en tant qu’actuel patron de la CDG, la banque publique du développement, pourrait être sollicité en tant que tel, à savoir pour financer les chantiers de développement du numérique, y compris et surtout le déploiement des infrastructures.

Vers la mise en place d’une vraie transition
En effet, comme le souligne ce spécialiste du domaine, «la CDG peut jouer un rôle crucial dans le financement des infrastructures Telecoms de très haut débit pour les nouveaux opérateurs d’infrastructures Télécoms dont l’avènement est prévu par la NOG 2023 (Note d’orientations générales 2020-2023) de l’ANRT». Ce qui fait dire à cet autre spécialiste que «la CDG peut devenir le vrai moteur de la transformation numérique du Royaume». Avec les dirigeants de l’AUSIM, il s’agit d’une «consultation axée sur les moyens d’approfondir le travail en commun». La ministre se dit à ce propos être à l’écoute des opérateurs de l’AUSIM dans le cadre de la concrétisation du chantier majeur de Transition numérique de notre pays. Notons que la ministre a déjà tenu une réunion, en octobre de l’année dernière, avec l’AUSIM et l’ADD. Les échanges étaient plus particulièrement axés sur les «Pain Points» identifiés, ainsi que sur les solutions concrètes et rapides sur lesquelles l’AUSIM pourrait apporter sa contribution et ce, afin de permettre la mise en place d’une vraie transition.