Dialogue social : Hamid Chabat claque la porte

Les syndicats quittent les négociations sur la fonction publique.

Premier coup d’éclat de Hamid Chabat, le nouveau secrétaire général de l’Istiqlal : il s’est retiré, mardi dernier, du dialogue sociale, mais en tant que syndicaliste, patron de l’UGTM. La centrale affidée à l’Istiqlal proteste contre le refus du gouvernement de donner suite aux accords du 26 avril 2011 relatifs aux revendications des fonctionnaires. La réaction de l’UGTM a fait des émules puisqu’elle a été suivie, le même jour, par l’UMT et… l’UNTM, le bras syndical du PJD. Du coup, le ministère chargé de la modernisation des secteurs publics, dirigé par Abdeladim El Guerrouj (MP), se retrouve seul dans la partie. En effet, la CDT et la FDT, qui boycottaient déjà les réunions de la commission technique du dialogue social relative à la fonction publique, ont décidé de se retirer définitivement, elles aussi, des négociations.

Ce retrait des syndicats des négociations avec le gouvernement intervient après que le ministère des finances a  évoqué l’impossibilité, dans les conditions actuelles, de concéder de nouvelles augmentations de salaires dans la fonction publique. C’est d’ailleurs l’un des griefs retenus par le nouveau secrétaire général de l’Istiqlal contre le ministre, du même parti, de l’économie et des finances, Nizar Baraka. La décision de l’UGTM intervient également alors que le syndicat s’apprête à tenir son congrès général, dans moins de trois mois, qui marquera le départ définitif de Hamid Chabat de la direction de la centrale syndicale.
Le retrait des cinq centrales syndicales des négociations du dialogue social, dans son volet lié à la fonction publique, augure d’une année particulièrement mouvementée. Il faut s’attendre à de nouveaux mouvements de grève, en plus de ceux déjà déclenchés dans les secteurs de la santé et des collectivités locales.