Dialogue social : Akhannouch annonce la révision de la législation sociale

Loi sur la grève, code du travail, lois électorales, loi relative aux syndicats, le chef du gouvernement vient d’annoncer, devant les conseillers de la deuxième Chambre, le lancement du processus de révision de ces textes.  

« Nous sommes à peine à la première année du mandat du gouvernement. Ce que nous n’avons pas réalisé cette année nous pourrons peut-être y parvenir l’année prochaine. Le dialogue se poursuit ». Résolument confiant, le chef du gouvernement s’est adressé ainsi, ce mardi, aux membres de la Chambre des conseillers dans le cadre de la séance des questions de politique générale.  S’adressant plus particulièrement aux syndicats, cinq centrales sont représentées dans la Chambre, Aziz Akhannouch a énuméré les points de l’accord du 30 avril qui ont déjà été concrétisés ou qui le seront à compter du 1er janvier. Il a annoncé que le dialogue social se poursuit et qu’après les mesures visant principalement l’amélioration du pouvoir d’achat, c’est le tour de la législation sociale. Dans ce cadre, le chef du gouvernement a précisé qu’un agenda a été fixé pour la révision et l’introduction dans le circuit législatif des quatre textes concernés. Il s’agit du très étendu projet de loi organique sur le droit de la grève. C’est une version améliorée et surtout concertée du texte déjà déposé au Parlement. Le chef de l’Exécutif a également évoqué la réforme du code du travail. C’est une revendication à la fois du patronat et des représentants des salariés mais surtout une contrainte imposée par l’évolution de l’économie nationale. Les syndicats ont également demandé une révision des lois électorales avant les élections professionnelles de 2027. Aziz Akhannouch a promis de le faire bien avant. L’autre texte que les partenaires sociaux ont évoqué, et il en a d’ailleurs été question dans l’une des interventions des représentants des salariés, est la loi relative aux organisations syndicales. Ce texte fait aussi partie du lot.

Ce sont des problématiques pressantes qui ont toujours existé mais, affirme le chef du gouvernement, qui ont été remises à chaque fois à plus tard par les gouvernements précédents.