Développement durable : Comment faire jouer l’effet de levier pour créer les richesses

• Depuis plus de 5 ans, la Fondation Joud pour le développement finance des projets sociaux, sportifs, éducatifs et artistiques à travers le pays.
• Centres de coworking, centres d’apprentissages, salles d’enseignement préscolaires, pistes rurales, elle est impliquée dans tout et en toute discrétion.

«L’blend» est un espace collaboratif mêlant arts, technologie et entrepreneuriat. Un concept nouveau, qui a cette particularité de se trouver loin des grands centres urbains.
Ce projet créatif a été lancé par deux jeunes hommes ambitieux dans la ville de Tiznit. Le but étant de créer une plateforme forte qui pousse les jeunes vers un réel changement social. «L’Blend» leur offre un environnement qui les soutient, développe leurs compétences et libère leur potentiel. L’objectif de cet espace s’articule, en effet, autour de trois axes principaux, à savoir les arts, la technologie et l’entrepreneuriat. Ce projet n’aurait pas pu voir le jour sans l’implication et le soutien financier d’une association, la Fondation Joud pour le développement.
Dans la même ville, le conseil provincial a mis en place un mécanisme inédit pour garantir aux habitants l’accès aux soins. Concrètement, ce mécanisme accorde des primes matérielles aux médecins et autres cadres de la santé qui décident de s’installer dans la province, surtout dans les zones éloignées. Il s’agit de primes matérielles allant de 1200 à 2500DH pour les médecins généralistes, et de 500 à 1 000 DH pour les infirmiers, selon le degré d’éloignement de la ville de Tiznit. Là encore, derrière cette initiative se trouve la même association, la Fondation Joud pour le développement.
Grâce au soutien financier de la Fondation Joud pour le développement, un centre éducatif multiservice abritant une classe préscolaire a été construit et entièrement équipé au sein du douar Igoudmane, commune territoriale Aghbalou N’kerdous (province d’Errachidia).
Dans la région du Grand Casablanca, qui connaît un taux élevé de décrochages scolaires, en particulier dans l’enseignement primaire et secondaire, la Fondation Joud tient à accompagner une association locale pour venir en aide à des familles vulnérables en grande précarité. Cette association œuvre quotidiennement pour assurer une scolarisation de qualité aux enfants de l’enseignement préscolaire âgés entre 3 et 6 ans.
À Amizmiz, dans les environs de Marrakech, une coopérative Talinine est certainement l’une des plus actives dans toute la région. Cette coopérative agricole a initialement été fondée pour créer des opportunités d’emploi et améliorer les revenus des habitants du douar Ouchlifen. Du fait de son enclavement et de sa situation géographique reculée, le douar manquait d’infrastructures éducatives. Elle a donc fait appel à la Fondation Joud pour le développement. Le fruit de cette coopération témoigne de l’implication de la Fondation dans le développement local à travers le pays. Il a été procédé, grâce à ce partenariat, à l’aménagement et l’équipement d’un centre pluridisciplinaire composé de quatre espaces : une salle d’enseignement préscolaire, une salle de lecture et multimédias, une salle de jeux et une salle de tissage. L’objectif ultime de ce centre étant de permettre aux enfants du douar d’avoir accès à un apprentissage préscolaire de qualité, permettre aux femmes et jeunes d’être formées aux métiers du tissage tout en les encourageant à produire des tapis et couvertures et à les commercialiser.
Un peu plus loin, en allant vers Agadir, la coopérative de femmes «Argane Amsekroud» est également l’une des coopératives les plus actives dans le domaine de la transformation et de la commercialisation de l’huile d’argane dans sa région. L’idée de créer une coopérative 100% féminine est née en janvier 2012. Au départ, l’activité de la coopérative devait se limiter au concassage des amandes de l’arganier. 43 femmes ont participé à la création de la coopérative. L’objectif de sa création était la commercialisation de l’huile d’argane pour permettre à ces femmes d’avoir une source de revenus qui assure leur subsistance, d’autant plus que certaines d’entre elles sont des femmes divorcées ou veuves et doivent assurer seules la prise en charge de leurs foyers.
Dès qu’elle a été sollicitée, et après étude du dossier technique et financier de la coopérative, la Fondation Joud pour le développement a tout de suite répondu présent pour soutenir ces femmes en vue de l’acquisition de machines nécessaires pour le développement de l’activité de la coopérative. C’est ainsi que, grâce au soutien de la Fondation, la coopérative a pu développer sa production et la commercialisation des produits réalisés par les femmes membres. A L’qliaa cette fois, une commune au Sud d’Agadir qui enregistre une densité démographique parmi les plus importantes de la région, la Fondation a laissé son empreinte. Ainsi, avec l’aide de la Fondation Joud pour le développement, une association locale a pu réaliser ce projet et mettre en place 6 centres d’éducation préscolaire pour accueillir 220 filles et garçons. Les centres ont également offert des opportunités d’emploi à 6 éducatrices.
On pourrait multiplier les exemples indéfiniment. Des groupes de douars entiers qui ont pu avoir l’eau courante grâce à des projets soutenus par la Fondation. Elle participe financièrement au creusement des puits, à leur équipement en pompes fonctionnant à l’énergie solaire et aux systèmes des canalisations qui permettent aux gens d’avoir de l’eau chez eux. On pourrait également évoquer les centaines de kilomètres de pistes rurales construites ou dallées, des ouvrages et des passerelles pour désenclaver les douars reculés et permettre aux enfants de traverser les oueds, des salles de classes, des dispensaires ou encore des clubs féminins, ces installations qui permettent aux femmes d’apprendre un métier et de produire des articles d’artisanat, le transport scolaire, l’enseignement à distance, des activités génératrices de revenus… Partout, avec son appui financier, son accompagnement technique et sa disponibilité, la Fondation Joud contribue, à hauteur de ses moyens et selon ses capacités, au développement de notre pays. Dans la promotion du sport, de l’art, mais aussi de l’emploi et de la créativité avec notamment le financement et la contribution à la création des espaces de coworking équipés et offrant l’ensemble des services nécessaires aux entrepreneurs, la Fondation participe à la lutte contre l’exclusion sociale, la précarité et le chômage tout en participant à l’amélioration des conditions de vies des populations dans plusieurs régions. On pourrait également parler de son implication dans l’amélioration de la situation des personnes à besoins spécifiques, entre autres activités. La Fondation, qui est active depuis plusieurs années, compte au moins six ans d’actions caritatives et de développement. Elle est certes présente et impliquée dans tous ces projets, mais elle n’intervient pas de manière directe. Elle préfère travailler dans la discrétion tout en jouant l’effet de levier. Elle soutient, en effet, des projets qui lui sont soumis par des dizaines d’associations locales ou de coopératives. Depuis des années, tout en restant dans l’ombre, elle continue à « semer le travail » dont les personnes cibles récoltent les bienfaits.