Deuxième Chambre : tout le monde mettra la main à  la pà¢te

Il aura fallu une semaine pour que le nouveau président et les élus de la deuxième Chambre trouvent un terrain d’entente sur le fonctionnement de l’institution.

Pour cela, il est question d’amender les articles 13 (relatif à la composition du bureau), 46 (portant sur la formation des groupes) et 53 (régissant les commissions permanentes) du règlement intérieur. Selon les résultats des tractations avec les différentes tendances représentées à la Chambre, le bureau sera désormais formé de douze membres (au lieu de 11 actuellement) et la formation d’un groupe sera possible avec un minimum de six membres (contre 12 actuellement). Bien sûr, pour cela il a fallu satisfaire les caprices de certaines formations politiques, notamment l’Istiqlal et le PJD. Le premier ne jugeait pas utile, au début, de toucher au seuil des 12 conseillers pour former un groupe alors que les islamistes militaient pour réduire ce nombre à 8 membres. Faute d’un accord, l’Istiqlal a changé d’avis et exigé de réduire encore ce seuil à six membres, ce qui permet de disposer de deux groupes parlementaires (un pour le parti et un autre pour le syndicat UGTM) et donc des responsabilités en double dans toutes les instances de la Chambre. Sauf que cette solution va porter le nombre des groupes à une dizaine : PAM, Istiqlal, PJD, RNI, CGEM, MP, UC (avec MDS), UMT, UGTM, USFP (avec FDT, SND et un SAP). Tout ce beau monde sera représenté au bureau de la Chambre et se partagera les autres responsabilités, notamment au sein des commissions permanentes. Le PJD comptait également sur un deuxième groupe formé par son syndicat UNTM avec deux élus du PPS. Mais le bureau politique de ce parti a refusé de former un groupe avec le syndicat islamiste. L’alliance politique avec le PJD n’est pas aussi solide au point de mettre en péril une autre alliance, stratégique, elle, avec le syndicat UMT.