Deux jours pour diriger Casablanca !

Ministre ou maire, Abdelaziz El Omari devra peut-être choisir… Au lendemain de la cérémonie de passation des pouvoirs entre l’ancien maire Mohamed Sajid et le nouvel édile Abdelaziz El Omari, ce sont seize arrondissements, que compte la ville, qui s’apprêtaient à  élire leurs nouveaux présidents (mardi 22 septembre).

Une élection somme toute de forme puisque le sort de douze des seize arrondissements était déjà scellé. Ils passent tous dans l’escarcelle du PJD. En fait, le PJD détient la majorité absolue dans dix arrondissements et il est arrivé premier, en nombre de sièges, dans quatre autres. Ainsi, douze arrondissements reviennent donc aux péjidistes, trois autres arrondissements devraient revenir au RNI (Aïn Sebaâ, Mers Sultan et Anfa) et un seul à l’UC (Ben Msik). Cette nouvelle configuration de la carte politique de la métropole devrait permettre de palier nombre de problèmes et dysfonctionnements que posent généralement les tensions dans les rapports entre le maire et les présidents des arrondissements. Les conflits de compétences comme les tiraillements à propos de la dotation servie par la Ville aux arrondissements devraient également être surmontés puisque presque l’ensemble de la ville sera dirigé par le PJD.

Cependant, c’est pour le moment l’autre mandat du nouveau maire qui pose un sérieux problème. De par sa fonction de ministre chargé des relations avec le Parlement, il doit être présent au sein de la première Chambre tous les mardis et à la deuxième tous les mercredis pendant les deux sessions parlementaires. Le jeudi étant réservé aux conseils de gouvernement. Il ne lui reste plus que deux jours pour assumer une charge aussi prenante que la gestion de la métropole. Au PJD, un débat est déjà lancé sur l’éventualité de la démission du ministre, quitte à ce que le parti lui verse le différentiel entre son salaire de membre du gouvernement et les indemnités qu’il perçoit en tant que maire d’une grande ville.