Des chantiers de 17 000 m2 de bureaux à l’arrêt à Casablanca

Maintenant, les opérateurs ne lancent des projets que si la pré-commercialisation atteint un niveau élevé.

Il fallait s’y attendre. Sur un marché des bureaux qui devient de plus en plus difficile à Casablanca, un nombre grandissant de développeurs choisissent purement et simplement d’interrompre leurs projets en attendant des jours meilleurs. Le Casablanca Crane Survey, publié par Deloitte en collaboration avec la société Alhambra, recense ainsi 6 opérations au niveau de la capitale, totalisant
17 000 m2 qui étaient à l’arrêt entre avril 2016 et mars 2017. Ce volume est non négligeable puisqu’il représente plus de 10% de la surface en chantier comptabilisée sur la période. Les auteurs du Crane Survey ne manquent pas de souligner que cela fait de Casablanca un cas particulier par rapport à des capitales comme Paris ou Londres, dont les marchés sont eux aussi passés au crible par l’étude.

Le dernier chantier en date contraint à l’arrêt est le projet de SGTM sur le quartier Mandarona portant sur 2 000 m2. Le Quartier Central des Affaires (QCA- Boulevard Abdelmoumen, Ghandi…) est le plus touché par le phénomène, puisque 8 900 m2 y ont été stoppés à travers 2 projets, soit près de 50% de toute la surface à l’arrêt au niveau de Casablanca. Ce même volume représente encore le quart de tous les projets en chantier au niveau du quartier. Echaudés par ces expériences, des promoteurs préfèrent reporter le lancement de leurs opérations, comme c’est le cas de l’opération Atlantic Plaza, ou encore Dali au niveau de l’entrée de ville Est (Aïn-Sebaâ). Une autre nouvelle précaution dont s’entourent les opérateurs consiste à ne lancer des projets que lorsque le niveau de pré-commercialisation atteint un niveau élevé, et ce même si le programme est déjà autorisé. C’est notamment le cas du projet prisme portant sur plus de 10 000 m2 devant prendre place au niveau de la zone Hors QCA.