Décollage de Madrid de l’avion Solar Impulse à  destination du Maroc

Solar Impulse est un avion construit en fibre de carbone. Il est conçu pour voler de jour et de nuit, sans carburant ni émissions polluantes, grà¢ce à  l’énergie solaire.

L’avion expérimental solaire suisse Solar Impulse, a décollé, mardi à l’aube, depuis l’aéroport de Barajas à Madrid à destination du Maroc, pour compléter la deuxième étape de son premier vol intercontinental, selon le portail Internet qui informe sur le déroulement de ce vol expérimental.

Arrivé à Madrid le 24 mai dernier en provenance de l’aéroport de Payerne en Suisse, l’appareil a vu son escale dans la capitale espagnole, où il devait subir diverses vérifications techniques, se prolonger de près de 11 jours en raison de conditions climatiques défavorables.

Le premier trajet entre la Suisse et Madrid avait été assuré par André Borschberg, un pilote professionnel codirigeant de cette opération. Durant l’étape Madrid-Rabat, c’est Bertrand Piccard, co-fondateur et initiateur du Solar Impulse, qui va prendre les commandes du HB-SIA, afin de survoler la Méditerranée et ainsi atteindre le Maroc, a-t-on indiqué de même source.

Selon les organisateurs, cet événement, qui se tient « sous le haut patronage de SM le Roi Mohammed VI et sur l’invitation de l’agence Marocaine de l’énergie Solaire (MASEN) », coïncide avec le lancement de la construction dans la région d’Ouarzazate de la plus grande plate-forme de l’énergie solaire dans le monde.

Construit en fibre de carbone, ce prototype d’avion est conçu pour voler de jour et de nuit, sans carburant ni émissions polluantes, grâce à l’énergie solaire. Sept années de travail ont été nécessaires à une équipe de 70 personnes et de 80 partenaires pour sa construction.

Ce vol, qui traversera pour la première fois la Méditerranée, doit servir d’ultime répétition avant le tour du monde en 2014, selon les organisateurs. Le périple permettra également à l’équipe de tester l’appareil dans le cadre du trafic aérien international et des grands aéroports. La construction d’un deuxième appareil, destiné à effectuer le tour du monde sans carburant en 2014, a déjà débuté.