Dar Bouazza : gros besoins en équipements publics

Les moyens financiers de la municipalité ne suffisent pas.

Dar Bouazza serait-elle victime de son succès? Cette zone côtière peine à satisfaire ses besoins en équipements et services publics. La municipalité a vu des constructions pousser de toutes parts sur les dernières années au niveau de Tamaris et la ville nouvelle d’Errahma, avec une accélération de la cadence depuis le renouvellement du plan d’aménagement de la zone en 2012. Cela a rapidement fait croître les besoins en infrastructures publiques. Mais les ressources manquent à l’appel. Pour dire, les services de la municipalité ne disposent même pas de propres moyens pour entretenir les espaces verts qui se multiplient avec les nombreux programmes résidentiels livrés.

Bien sûr, avec l’arrivée de nouveaux résidents, la base des contribuables s’élargit et avec elle les recettes des taxes communales (taxes d’édilité…). Mais cette manne pèse peu par rapport au coût des équipements qui se chiffre en centaines de millions de DH. Pour l’heure, la municipalité parvient à parer au plus urgent en s’appuyant sur les taxes perçues sur la construction, les lotissements… déjà plus substantielles dans l’actuel contexte de production soutenue de logements. Mais rien ne garantit la pérennité de ces ressources.

Pour mobiliser davantage de moyens, le nouveau plan d’aménagement encourage bien l’investissement hôtelier en autorisant des étages supplémentaires pour ce type de constructions. Mais la carotte ne convainc pas les promoteurs pour l’heure. Une voie plus directe et plus efficace pour alimenter les caisses consiste en la création d’une zone d’activité, mais le nouveau plan n’a pas opté pour cette piste, regrettent les autorités locales. Dans ces conditions, l’on se doute bien que les promoteurs de la zone sont appelés à mettre du leur pour boucher les trous.