Crise sanitaire : Le Maroc devrait s’en sortir mieux que les pays de la zone Mena

• Selon Coface, le Royaume est le seul pays de sa région qui représente le moins de risques.

Dans son dernier baromètre trimestriel, l’assureur de crédit Coface a passé au crible162 pays pour évaluer le risque d’impayés d’entreprises. Cette évaluation s’est basée sur les données microéconomiques à travers 70 ans d’expérience en matière de paiement.
Dans un contexte inédit marqué par une crise sanitaire singulière, le Maroc s’est vu attribuer en matière de risque-pays la note B qui équivaut à un risque assez élevé. L’Egypte a reçu la note C (élevé). Quant à l’Algérie, elle est classée dans la catégorie D, qui concerne «les pays à risque très élevé», en jugeant «incertaines» ses perspectives économiques et financières. Pour rappel, le Maroc s’est vu attribuer en février 2020 la note A4, considérée comme étant convenable en ce qui concerne le risque d’impayés des entreprises. D’autres pays du continent ont reçu la même note, à l’instar du Sénégal, du Kenya ou encore le Botswana. Toujours selon Coface, la croissance mondiale devrait atteindre +4,3% en moyenne cette année, tandis que le commerce mondial progresserait de +6,7% en volume (après –5,2% en 2020). Au volet défaillances d’entreprises, après une baisse en 2020 dans toutes les régions (-22% en zone euro, -19% en Asie Pacifique et -3% en Amérique du Nord) imputée aux plans de soutien gouvernementaux, leur maintien conditionnera la survie de nombreuses entreprises cette année. Retraités de ces plans de soutien, l’assureur estime que le nombre de défaillances aurait augmenté de 36% dans le monde l’année dernière (contre un recul de -12% observé). Coface relativise et considère que la reprise économique ne profitera pas également à toutes les entreprises : parmi les 23 améliorations d’évaluations de risque sectoriel ce trimestre, près de la moitié sont à mettre à l’actif du secteur automobile, dont la croissance a surpris favorablement au 2e semestre 2020.Viennent ensuite la construction et la chimie. En face, beaucoup d’activités de services resteront plus durablement freinées par la pandémie.