Crédits : un premier semestre plat pour les banques

Une timide progression de 1.3% à  fin juin.

Après un début d’année laborieux, les banques ont clôturé le premier semestre sur une note mitigée. Selon les dernières statistiques du Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM), diffusées de manière restreinte, les crédits à l’économie se contentent d’une timide progression de 1,3% sur les 6 premiers mois de l’année pour un encours établi à 730,4 milliards de DH. A voir cette évolution, la prévision de croissance des crédits de 5% avancée par Bank Al-Maghrib pour l’année 2013 paraît compromise.

Les crédits immobiliers et à la consommation affichent une hausse fébrile mais, dans le lot, c’est surtout le comportement des financements de trésorerie et ceux à l’équipement qui préoccupent le plus. Les premiers régressent de 14,7% depuis le début de l’année, à 75,1 milliards de DH, alors que théoriquement ils auraient dû être fortement sollicités par les entreprises dont l’exploitation est mise à mal par la conjoncture actuelle. Il faut y voir l’effet des restrictions des banques sur les financements de la trésorerie du fait d’une dégradation des bilans des entreprises. S’agissant des crédits à l’équipement, ils sont restés au point mort surtout le premier semestre, à 157,1 milliards de DH. Entre les investissements différés par les entreprises en attendant une conjoncture plus clémente et le choix des banques de rationner les financements à l’équipement de certains secteurs sinistrés (les créances en souffrance ont augmenté de 10% sur le premier semestre), cette stagnation est compréhensible. Il y a aussi le fait que les ressources manquent de plus en plus aux banques et la situation ne s’arrange pas à voir l’évolution hésitante des dépôts sur la première moitié de l’année. Ceux-ci se contentent, en effet, d’une progression de 1,93%, à 674,7 milliards de DH.