Crédit du Maroc : Le RNPG en baisse de 62,6% en 2020

Le résultat net part du Crédit du Maroc (CDM) a reculé de 62,6% à 190,3 millions de dirhams, selon les indicateurs dévoilés par le Groupe lors de la présentation de ses résultats financiers au 31 décembre 2020.

Le résultat brut d’exploitation, lui, s’est situé à 1,06 milliards de dirhams (MMDH), en retrait de 4,5% par rapport à l’exercice précédent, indique CDM dans un communiqué, précisant que ce recul s’explique par la hausse des charges générales d’exploitation qui reste limitée à 2,2%, tenant compte du don de 85 MDH de la banque au fonds spécial pour la gestion de la pandémie du nouveau coronavirus (covid-19). Le coefficient d’exploitation s’accroît de 53,8% en 2019 à 55,4% en 2020, soit une hausse de +166 points de base (pbs). Retraité du don, ce coefficient ressort à 51,9%, en amélioration de 190 pbs par rapport à 2019.

Sur le volet des investissements, CDM a engagé sur l’année écoulée un montant total de 344,3 MDH, porté pour l’essentiel par les projets IT et le projet du nouveau siège « Les Arènes ».

En outre, le groupe bancaire fait savoir que le coût du risque consolidé a enregistré, à fin 2020, une augmentation de 124,7% à 721,7 MDH, soit une hausse annuelle du taux de coût du risque de 90 points de base à 164 points de base. Cette hausse provient, essentiellement, de l’intégration des impacts de la crise du covid-19 dont une part significative de provisionnement des encours sains, souligne la même source, ajoutant que grâce à sa politique prudente de provisionnement, CDM voit son taux de couverture s’accroître de 2,6 points de pourcentage à 93,4%.

Concernant le produit net bancaire (PNB) du Crédit du Maroc, il a accusé un léger repli de 0,9% à 2,38 MMDH, en raison principalement de la diminution de la marge sur commissions de 8,1% à 385,5 MDH. Cette évolution est liée notamment à la baisse des flux en agence et des flux monétiques en lien avec le confinement et au recul de l’activité import/export.

La marge nette d’intérêt s’est, quant à elle, élevée à près de 1,86 MMDH, soit une augmentation de 0,3% par rapport à l’exercice 2019. Cette croissance est portée par la bonne orientation des capitaux gérés et l’optimisation du coût de la ressource.

Pour ce qui est du résultat des opérations de marché, il a progressé de 5,4% à 226,3 MMDH grâce à la bonne tenue de l’activité change.

Par ailleurs, CDM indique que ses emplois clientèle ont enregistré un repli limité de 0,7% à 43,89 MMDH par rapport à l’exercice 2019. En dépit du contexte de la crise actuelle, les crédits aux particuliers se montrent résistants en clôturant l’année 2020 avec des encours quasi-stables (-0,4%). Cette évolution est portée principalement par les crédits à l’habitat, dont l’encours s’accroît de 2,1%. En revanche, les crédits à la consommation se replient de 9,3%.

Pour leur part, les crédits aux entreprises parviennent à limiter l’impact de la crise sanitaire au cours de l’année 2020 en contenant leur baisse à 0,3% pour s’établir à 23,01 MMDH. Les crédits court terme ont, de leur côté, augmenté de 10,1%, mais les crédits à l’équipement et les encours de crédit-bail ont reculé respectivement de 9,2% et de 9,4%, en lien avec le report des projets d’investissement induit par la crise économique.

S’agissant de la collecte clientèle, CDM a généré des ressources bilan en appréciation de 1,6% à 44,52 MMDH comparativement à 2019. Cette performance reflète l’épargne de précaution des particuliers et entreprises et se retrouve essentiellement dans la hausse des comptes à vue de 5,7% et celle des comptes d’épargne de 0,9%. Hors dépôts à terme qui enregistrent une baisse de 31,7%, la collecte bilan du Crédit du Maroc affiche une progression de 4,2%.

Les ressources hors bilan ont progressé de 12,2%, portées conjointement par l’évolution des organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) de 14,6% et de l’assurance vie de 7,8%.

En dépit d’une conjoncture économique difficile, les primes collectées en assurance non vie parviennent à terminer l’année 2020 sur une hausse de 0,2% grâce à la diversification de l’activité. Cette croissance découle, notamment, de la bonne tenue des branches assurance des emprunteurs (+1,7%) et dommage (+2,8%). A contrario, la prévoyance et l’assistance s’inscrivent en baisse de 4,5% et 6,4% respectivement.

(Avec MAP)