Corruption : De 3 à  8 mois de prison ferme à  l’encontre de 5 personnes dont 3 policiers

Le Tribunal de première instance de Salé a prononcé, lundi, des peines allant de 3 à  8 mois de prison ferme à  l’encontre de cinq personnes, trois policiers et deux femmes poursuivis pour « corruption ».

Un inspecteur principal a ainsi écopé de 8 mois de prison, un inspecteur de 4 mois de prison et un autre agent de 3 mois de prison, après leur condamnation pour « corruption par acceptation de présents en échange d’acte illégal ». Le Tribunal a décidé de ne pas les poursuivre pour le chef d' »escroquerie ».

Les deux femmes ont été condamnées, quant à elles, à trois mois de prison, après leur inculpation pour « proposition de cadeaux en contrepartie d’un acte illégal ».

Les cinq mis en cause avaient été arrêtés le 17 mai par les services de sécurité de Rabat et placés en détention à la prison locale de Salé, dans le cadre des opérations de contrôle et de suivi diligentées par les services centraux d’inspection et les services décentralisés en vue de renforcer les mécanismes de moralisation et de probité chez les fonctionnaires de la Sûreté nationale et consolider les valeurs de droiture et de rectitude que prévoient le Code des règles de conduite des fonctionnaires de la Sûreté nationale.

Par ailleurs, la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) a adressé, récemment, à tous ses services centraux et décentralisés, une circulaire ferme comprenant des instructions claires et précises engageant l’ensemble de son personnel à respecter les règlements administratifs et de conduite compris dans le Code des règles de conduite des fonctionnaires de la Sûreté nationale et à renoncer définitivement à tout acte impliquant des crimes de corruption administrative, tels les pots-de-vin, l’abus de pouvoir, le détournement de fonds, tout en opérant une ouverture sur les organisations de la société civile afin de faciliter les procédures de notification et de signalement de ces crimes attentant à l’honneur et à la bonne conduite.