Communales : le PJD trace le cercle de ses futures alliances

Il reste encore un peu plus de 15 mois pour les prochaines élections communales, mais les islamistes du PJD ont déjà  entamé leur campagne électorale.

Le week-end dernier, devant les 1 500 élus locaux de son parti, le secrétaire général Abdelilah Benkirane ne s’est pas contenté de les assurer d’une victoire sans appel, mais il a déjà tracé les cercles de ses alliances. Ainsi, à en croire le patron du parti, on ne risquerait pas de retrouver des coalitions pour le moins bizarres à la tête des prochains conseils communaux. Des alliances avec le PAM, l’USFP ou l’Istiqlal, comme c’est le cas actuellement dans certaines villes comme Casablanca, Rabat, Tanger ou Oujda sont à écarter. Il faut dire que le PJD a toujours voulu dissocier ses alliances locales de la majorité gouvernementale, arguant que les enjeux et les objectifs sont différents. Cela n’empêche pas que les inimitiés du PJD à l’échelle nationale se répercutent souvent, et d’une manière négative, sur la gestion locale. Encore une fois, Casablanca et Oujda sont des exemples éloquents. A l’issue des élections de 2009, la stratégie du PJD consistait en l’alliance avec qui que ce soit, abstraction faite de la couleur politique, pourvu que le parti soit à la tête d’une commune donnée ou, du moins, participe à sa gestion.