Commission nationale anti-corruption : le compte à rebours a commencé

La Commission nationale anti-corruption (CNAC) s’apprête à démarrer ses activités. Dans ce sens, les noms représentants de la société civile et de la CGEM sont désormais connus.

Il s’agit de Bachir Rachdi, au nom du patronat, Abdessamad Sadouk pour Transparency Maroc et de Youssef Lamdasni au nom du Réseau marocain de défense des deniers publics. Instituée en 2017, la CNAC est présidée par le chef du gouvernement. Il est composé de 23 membres représentant l’État, le privé et la société civile. Son activation va donner un coup de fouet à la mise en œuvre de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption 2015-2025. Cet organe a pour entre autres missions principales le suivi de la mise en œuvre de la Stratégie nationale, la coordination et l’unification de la vision des différents secteurs et organismes chargés de la mise en œuvre des programmes. Le Maroc est certes passé de la 90e à la 81e place dans le classement mondial de l’Indice de perception de la corruption (IPC). Mais il y a encore du travail à faire pour instaurer une plus grande transparence dans les relations entre l’Etat et les différents corps de la société. Partant de là, ces nouveaux membres de la commission ont bien du pain sur la planche, étant donné qu’ils ont la lourde tâche d’être l’œil et la voix des citoyens et du monde des affaires.