C’est acquis, le Maroc est dans la CEDEAO

Après l’accord politique, le Maroc devrait ratifier les instruments de l’organisation avant de passer aux négociations techniques.

Comme on s’y attendait, le Maroc a eu l’accord de principe des chefs d’Etat membres pour intégrer la CEDEAO. Le Royaume devient ainsi, depuis le 4 juin, le 16e membre de cette organisation régionale de l’Afrique de l’Ouest. L’étape politique, la plus décisive, du processus est donc achevée avec succès. «Il s’agit d’une décision très importante par laquelle les pays membres de la CEDEAO ont lancé trois messages importants, à savoir leur accord de principe sur l’adhésion du Maroc à cette organisation, la reconnaissance des liens forts et multidimensionnels unissant le Royaume et les pays de la CEDEAO et, en particulier, l’invitation adressée à SM le Roi pour prendre part au prochain sommet de cette organisation», a notamment déclaré le ministre des affaires étrangères Nasser Bourita. Et comme nous sommes face à un groupement éminemment économique, il reste encore une deuxième et une troisième étape pour que l’intégration soit définitive et actée. La seconde étape, de nature juridique, ne devrait pas être très longue puisqu’il s’agira de ratifier les instruments de la CEDEAO. C’est un texte sous forme de projet de loi qui sera préparé par le gouvernement et adopté par le Parlement. Bien sûr, un long processus d’adaptation de la législation marocaine à celle de la CEDEAO devrait intervenir plus tard. La dernière étape sera technique et il y aura des négociations d’adaptation, notamment d’intégration économique et de libre-circulation des biens et des personnes. Le fait que le Maroc soit une économie ouverte, avec la signature de pas moins de 59 accords de libre-échange, ne devrait pas poser problème, mais risquerait de soulever quelques difficultés techniques.