Céréales : 68 Mq produits durant la campagne 2013-2014

La plupart des autres filières ont également enregistré de bonnes performances . Une production record d’agrumes et d’olives a été réalisée. Stabilisation des exportations d’huile d’olive à  10 500 tonnes, mais la valeur est en amélioration.

«Malgré un déficit de pluviométrie, l’année était globalement bonne, aussi bien au niveau de la production céréalière que celle des autres filières. La campagne agricole a, en effet, bénéficié d’une bonne répartition du niveau des précipitations, ainsi que de températures clémentes», s’est félicité Aziz Akhannouch, ministre de l’agriculture et de la pêche maritime, lors d’une conférence de presse tenue le 22 juillet à Rabat. C’est ainsi qu’au titre de l’année agricole 2013-2014, la production céréalière a atteint les 68 Mq, ce qui est en phase avec l’objectif des 70 Mq prévu par le Plan Maroc Vert, surtout lorsqu’on sait qu’une campagne moyenne correspond à une récolte de 50 millions de quintaux.
Les cultures sucrières s’inscrivent, à leur tour, dans une perspective favorable après l’augmentation des prix à la production, ainsi que le soutien à l’utilisation des semences et à la mise en place de nouvelles superficies de canne à sucre. De ce fait, la production prévisionnelle de betterave à sucre est estimée à 3,3 millions de t (+55%) et celle de canne à sucre à 390 000 t contre 553 000 t en 2012-2013.
Les exportations de primeurs sont également en hausse de 10%, à 843000 t. Mieux, aussi bien l’offre que les marchés se sont diversifiés, d’où de l’espoir pour l’avenir.

L’autosuffisance en viandes de volaille acquise

La production de légumineuses a aussi augmenté de 6%, à 311 000 t, et ce, en raison de l’augmentation de 50% de la production dans la région de Taza-El Hoceima-Taounate.
L’olivier a, quant à lui, enregistré une récolte record de 1,57 million de t (+33%). Les exportations d’huile d’olive, qui sont restées stables avec 10500 t, ont connu une augmentation en valeur de 18%. Celles de conserve d’olive ont, quant à elles, augmenté de 3%.
La liste des bonnes réalisations ne s’arrête pas là. Les agrumes ont, eux aussi, enregistré une production exceptionnelle et un record de volume à l’exportation. 2,2 millions de tonnes ont été cueillies sur une superficie productive de 92 000 hectares, soit un rendement moyen de 24 tonnes/ha. Cette production est en hausse de 50% par rapport à la campagne précédente et de 37% par rapport à la moyenne des six dernières campagnes; et le volume à l’exportation a atteint 569 000 t.

Les résultats sont moins reluisants pour l’amandier et le pommier dont la production a progressé respectivement de 5% et 3%, à 101 000 et 600000 t.
De son côté, l’élevage a bénéficié de la bonne répartition spatiale et temporelle des pluies. Estimée à près de 13 milliards d’unités, l’offre fourragère a été suffisante, entraînant une baisse des prix des aliments et le maintien des niveaux de production des viandes rouges. A ce facteur conjoncturel, s’ajoutent les effets des efforts d’amélioration génétique. Quant à la production laitière, elle est estimée en 2013 à près de 2,3 milliards de litres.
Par ailleurs, la production des viandes de volaille est estimée 590000t. Elle couvre d’ores et déjà plus de 100% des besoins de consommation du pays.
L’Etat a continué de soutenir le secteur agricole en prenant différentes mesures d’incitation à l’investissement. Ainsi, une série de subventions aux plantations fruitières a été accordée, notamment l’aide aux plantations des rosacées, à l’arganier et au palmier dattier, ainsi qu’au renouvellement des vergers de rosacées arrachés suite aux attaques de maladies cryptogamiques. En outre, le contrôle sanitaire et phytosanitaire a été renforcé en vue de garantir la qualité des aliments consommés.