Casablanca: Les autorités se penchent sur le phénomène anarchique des terrasses de Café

L’occupation de la voie publique par les terrasses des cafés au niveau de la capitale économique est un phénomène qui prend de plus en plus de l’ampleur et qui préoccupe aussi bien les autorités locales que les citoyens.

Ces derniers ne cessent de crier haut et fort leur ras-le-bol: l’occupation illégale de la voie publique perturbe la circulation et porte atteinte aux droits des piétons souvent contraints d’emprunter la chaussée et s’exposer ainsi à d’éventuels accidents.


Et les premiers à souffrir de cette situation devenue intolérable sont les personnes âgées, les handicapés et les parents accompagnés d’enfants en bas âge.


La loi est pourtant claire, une autorisation d’occupation du domaine public est obligatoire pour les professionnels qui occupent une partie du trottoir, dont l’usage principal est la circulation des piétons. 


En plus d’entraver la fluidité de circulation, engendrer des accidents et porter atteinte à l’image de la ville et à son environnement, ce phénomène d’occupation illégale de la voie publique constitue une violation flagrante de la loi et sa propagation dans les différents espaces et avenues de la métropole suscite moult interrogations. 


Pour faire face à cette situation anarchique, une opération pilote a été menée au niveau de la préfecture des arrondissements de Ben M’sik, et qui est susceptible de servir de solution efficace et de source d’inspiration pour les autres préfectures à Casablanca.


Une commission mixte a été mise en place au niveau de la préfecture de Ben M’sik pour l’évacuation du domaine public occupé par les terrasses des cafés. Evoquant le bilan d’un travail de plusieurs mois de cette commission, le chef du service des collectivités locales de la préfecture et coordonnateur provincial de ladite commission, Said Sassi a fait savoir que 90 pc des propriétaires de cafés au niveau des arrondissements de Ben M’sik ont répondu favorablement à cette opération.


Dans une déclaration à la MAP, M. Sassi a précisé que 21 cafés seulement sur les 160 existant au niveau du territoire de l’arrondissement de Ben M’sik et 15 sur les 150 cafés opérationnels à l’échelle de l’arrondissement de Sbata n’ont pas adhéré à cette opération, en imputant ces résultats à l’action continue de la commission composée des représentants de différents services.


Le responsable s’est, en outre attardé, sur les différentes étapes et procédures adoptées par la commission pour convaincre les propriétaires des cafés (campagne de sensibilisation, avertissements, opération de saisie des chaises, prise des meures répressives nécessaires ).


De son côté, Lahcen Sakri, propriétaire d’un café dans la région de Sbata, ayant adhéré à cette opération, a appelé à ce que la loi soit appliquée à tout le monde et de manière égale, faisant remarquer que plusieurs cafés à Ben M’sik et dans d’autres préfectures n’ont pas encore répondu à cette opération.