Casablanca : le double discours des chauffeurs de taxis !

Les chauffeurs de taxis de Casablanca ont organisé une grève la matinée du mercredi 25 janvier. A son origine, la détermination affichée par Khalid Safir, Wali de la région, à mettre de l’ordre dans la profession.

En effet, un arrêté préfectoral visant à structurer ce secteur vient d’être promulgué. Désormais, le chauffeur du petit taxi n’a plus le droit de refuser de prendre un client sous peine de retrait du permis de confiance pendant trois mois. Il n’a pas non plus le droit de dicter aux clients un itinéraire précis comme c’est le cas devant les gares ferroviaires et routières. Les contrevenants seront sanctionnés d’un retrait de permis d’un à trois mois. Une sanction qui concerne également les chauffeurs qui embarquent d’autres clients sans l’autorisation du premier passager. Par ailleurs, le conducteur doit être présentable. En d’autres termes, il est obligé de s’habiller correctement et de ne pas porter de vêtements peu conventionnels. Manger, boire ou fumer dans le véhicule seront aussi interdits.

Parmi ces décisions il y en a également certaines qui concernent les grands taxis. En effet, le taux de renouvellement des véhicules étant très faible dans le rang des taxis de 1ère catégorie, il a été décidé que le renouvellement du contrat de location qui se fait depuis deux ans déjà au niveau du département compétent à la Wilaya ne pourrait avoir lieu sans renouvellement du véhicule. Une décision que certains chauffeurs de grands taxis trouvent aberrante.

En somme, bien que les représentants des chauffeurs de taxis ont été partie prenante dans la préparation et la signature de l’accord, ils ont décidé de contester certaines décisions. Actuellement, ils sont en cours de préparation d’un mémorandum exprimant leur point de vue. Il sera présenté lors de la prochaine réunion avec le Wali prévue en février.