Casablanca bientôt dotée d’un nouvel organigramme administratif

Une mesure en attendant de revoir le modèle de l’unité de la ville.

Ce n’est plus à prouver, le modèle de l’unité de la ville tel qu’il est actuellement appliqué s’est essoufflé. La situation dans laquelle se trouve aujourd’hui la ville de Casablanca en témoigne largement. Aussi, les acteurs locaux appellent-ils les députés à jouer pleinement leur rôle : proposer un cadre législatif capable de sortir nos grandes villes de cette situation d’impasse. En attendant, l’administration tente de sauver ce qui peut l’être. Du moins pour la métropole. En ce sens, un texte de loi est en cours de finalisation et devrait doter la ville d’un organigramme. Ainsi, en parallèle avec les instances élues qui se chargeraient du volet décisionnel, l’exécution devrait être confiée à un corps administratif composé d’un secrétariat général et son cabinet et des directions générales qui chapeauteraient, chacune, un secteur précis. Exit donc les débats stériles et les tiraillements entre les membres du bureau dirigeant sur les délégations de signature, cause de bien de blocages au sein du Conseil de la ville. De ce fait, les choses seront plus claires, un conseil et son bureau qui décident et un corps administratif qui met à exécution ces décisions.

Bien sûr, il faut s’attendre, à terme, à une refonte du système actuellement en place. La préparation des nouveaux textes électoraux, le nouveau découpage administratif et surtout la mise en place de la régionalisation avancée devraient permettre de revoir tout le mode de fonctionnement des grandes villes et de Casablanca plus particulièrement. Pour cela, il faut donc attendre l’issue des débats qui seront engagés incessamment par le ministère de l’intérieur, l’examen et le vote, au Parlement, des textes électoraux et, au final, la tenue des élections locales et régionales. Tout ce processus devrait prendre fin dans près de 18 mois.